‹ Vercingétorix et l'indépendance gauloise: religion et institutions celtiquesChapitre 9 sur 71 · DiouCassius, xl, X · texte numérisé non relu

DiouCassius, xl, X

attiré son cousin, le jeune Épadnax. Vercingétorix conserva les grands biens de son père, et César crut s'être montré généreux en n'accomplissant pas lui-même ou en n'autorisant pas en faveur de Gabanition cet acte de spoliation. Par le fait même de la mort de Keltil, le parti romain triompha chez les Arvernes; Gabanition avait remplacé son frère à Gergovie. Vercingétorix ne songeait qu'à se faire oublier, refoulant dans son cœur des sentiments qui, en éclatant trop tôt, eussent été un obstacle à ses desseins, évitant les regards d'un oncle soupçonneux et jaloux, visitant quelques chefs des autres cités, et vivant au milieu de ses vassaux comme un obscur chef de clan dans la montagne. Avec sa nature ardente, il dut même éprouver, en voyant la discipline et la supériorité militaire des {{omains', des hésitations, des découragements, mal jugés ensuite et par les Arvernes du parti romain, toujours envieux, et par les partisans extrêmes de la cause nationale, comme Gritognat, toujours mécontents. La victoire de César sur le suève Arioviste, ou plutôt ^rfest, fit, comme le voulaient Divitiac et César, passer la primauté

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