‹ Vergniaud (volume 2)Chapitre 10 sur 86 · INTRODUCTION. V · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. V

dre ! » {Appel aux amis de la vérité, édit. Guadet, p. 37) (i).

Grâce à la découverte inattendue des défenses des Girondins, on allait pouvoir les entendre eux-mêmes. Seulement ces notes, destinées à être animées par le discours, étaient encore bien incomplètes. Nous aurions voulu les entourer des documents propres à leur donner toute leur valeur, toute leur physionomie.

Nous avions commencé, mais les événements sont survenus ; les registres des Sections sont détruits ; les Archives nationales n'ont échappé que par miracle (2) ; le temps presse : mieux vaut rester imparfait que de s'exposer à périr. Nous publions en toute hâte les pièces que nous avions réunies sur Yergniaud :

L'acte de mariage de son père qui établit la véritable orthographe du nom que ne donnait pas son acte de baptême ;

Des notes marginales sur un livre de droit qui nous initient aux études de sa jeunesse ;

(l) Nous devons la connaissance de cette pièce rarissime à M. L«'on de La Sicotière, qui en possède un exemplaire dans sa vaste bibliothèque. Le brouillon original a été n.'lrouvé par M. Campardon dans le dossier '•" '■..•.•;,.!• .«t joint i)ar lui au dossier des Girondins le 25 février

Nous II»' |.jiii<»iis ici que des défenses écrites par les Girondins euxniéuies, sans quoi nous n'aurions pas manqué de mentionner réloijuent plaidoyer de M. J. Guadet. Il a été publié aussi à la suite des Mémoires de Brissot, un projet de défense devant le Tribunal Révolutionnaire, en réjKmse au rapport d'Amar. Mais nous ne saurions en garantir l'authenticité, tout au moins intégrale, en présence de la constatation que nous ayons faite ci-dessous. [V. Bibliog., ouvrage apocryphe sur Yergniaud.)

Nous devons dire aussi que Fauchet et Carra ont fait imprimer, l'un une protestation, l'autre une justification restées ignorées, que Uuzot n'a i»H8 pu connaître et que nous ne connaissions imis nous-méme au moment où cette introduction a été érrite. (V. ci-dessous, vol. II, p. 324.)

(î) Et aussi, disons-le, par le dévouement des employés des Anhives qui n'ont pas aimndonné leur précieux dépôt et l'ont défendu courai/»>usement contre les incendiaires, sous la conduite de M. Maury, leur Directeur. Ou peut dire que tous ont bien mérité de la France et du monde cnti'T intéressé & la conservation de tant de richesses.

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