‹ Vergniaud (volume 2)Chapitre 31 sur 86 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

barreau et avec elle un magnifique avenir. Voici la réponse qu'il reçoit de Yergniaud :

Je voudrois pouvoir vous donner des nouvelles de M. de La Porte, mais il est comme les ministres de l'ancien régime, invisible; il me sera impossible de vous être utile par moi-même. Comme je ne veux pas qu'on puisse m'accuser d'avoir eu une opinion qui fût le prix d'une faveur, je me suis fait un devoir de n'en solliciter aucune, quand je parviendrois à acquérir assez de crédit pour en obtenir.

Et il ajoute ces mots remarquables, qui font autant l'éloge de celui auquel il s'adressait que le sien :

Je crois que cette profession de foi doit me rendre encore plus digne de votre estime et de votre amitié! (F. ci-dessous, vol. I, p. 161, lettre n° 140.)

Aussi les journauxroyalistes l' appelaient-ils par dérision, Monsieur Vergniaux-Brutus. (F. Y Ami du Roij^ du 15 mars 1792, et le Journal de la Cour et de la Ville ^ du 25 mars 1792.)

Nous retrouvons le même système, professé dans son interrogatoire. On lui demande quels ont été ses rapports avec Dumouriez, il répond : « qu'invité par ce général le lendemain du jour oii celui-ci entra au Ministère, il y fut en le prévenant que c'étoit la dernière fois qu'il vouloit le voir pendant qu'il seroit Ministre. )) On sait aussi qu'il avait pu dire en pleine Convention (Y. infrà^ vol. II, p. 142), qu'il n'avait jamais sollicité, pas même fait donner une place de garçon de bureau, et ce non-seulement sans être démenti, mais aux applaudissements de l'Assemblée tout entière

Son père, fournisseur des vivres, avait été ruiné par l'effet de la cherté des denrées en 1770-1771. Lorsqu'il

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