INTRODUCTION. XLV
de la loi. Ceux qui insultent les vieillards sont réputés méchans et sont déchus de la qualité de citoyen.
Art. 5. — Si un vieillard est assassiné, la Républiqueentière est en deuil un jour, et tous les travaux cesseront.
C. IX. — Le peuple français se déclare l'ami de tous les peuples; il lespectera religieusement les traités et les pavillons, il offre asyle dans ses ports à tous les vaisseaux du monde; il offre un asyle aux grands hommes, aux vertus malheureuses de tous les pays; ses vaisseaux protégeront en mer les vaisseaux étrangers contre les tempêtes.
Art. 9. — Le peuple français vote la liberté du monde.
Paganel (Essai historique et critique sur la Révolution française, V vol. p. 460) :
Représcntfz-vous un homme que d'autres hommes entourent el entraînent, qui ne cherche pas une issue pour s'échapper, mais qui resteroit là si le cercle se rompoit et le laissoit libre. Tel étoit Vergniaud parmi les Girondins. Les meneurs l'associèrent à leur ambition et ne parvinrent jamais h le rendre ambitieux pour lui-même.
M"* Rolland répéloit souvent qu'on ne pouvoit tirer aucun parti de Vergniaud. C'étoit un Démosthène auquel on pouvoit reprocher ce que l'orateur grec reprochoit aux Athéniens : l'insouciance, la paresse et l'amour des plaisirs.
Il sommcilloit dans l'intervalle de ses discours, tandis que l'ennemi gagnoit du terrain, cernait la République et la poussoit dans l'abyme avec SCS défenseurs.
On a dit encore dans le même sens :
Vergniaud avait trop de supériorité pour descendre \ l'intrigue et se faire au manège des coteries; de là sa répugnance pour l'activité dont se» amis lui donnaient trop souvent l'exemple, et peut-être est-ce là la raison qui lui a valu de leur part le blâme ^^évère adressé à son indolence. {Biographie des Contemporains j de Rabbe el Sainte- Preuve.)
XLVl INTRODUCTION.
Là encore est le point de dissemblance entre Vergniaud. et Buzot. Le passage suivant en est la preuve :
Je dois dire la ve'rité comme je la sens : je n'ai jamais pu m'expliquer pourquoi les Girondins avoient reconnu le Tribunal Révolutionnaire. J'ai toujours pense', comme je pense encore, que pour tout homme qui a du caractère et des principes, et certes on ne peut pas leur en refuser, il n'y a plus ni Convention ni gouvernement légitime en France depuis la dissolution de l'Assemblée nationale, le 2 juin dernier. Je ne vois plus que des usurpateuis, des bourreaux et des esclaves. Onm'arracheroit plutôt mille vies que de m'obliger à reconnaître un tel ordre de choses. {Mémoires de Buzot, édit. Guadet, p. 177.)
On procède de suite à un second appel nominal sur la question de l'appel au peuple :
Le président Vergniaud permet contre l'usage aux opinans de motiver leur avis et de discuter la question, au lieu de voter simplement par oui ou par non; et l'Assemblée ne s'y opposa pas. Peut-être avaiton pensé que cette méthode donneroil beaucoup de suffrages à l'appel, vu la multitude de parleurs que renfermoit le parti favorable à Louis et vu la facilité de fabriquer chez Rolland des discours à l'usage de tous les orateurs. {Tableau des opérations de la Couvent, nat., p. 209.)
Lettres de Maximilien Robespierre, membre de la Convention à ses commettans, n'» 4.
Julie Carreau, première femme de Talma, est une figure très originale qui mériterait une étude à part. Nous ne pouvons ici qu'en indiquer les éléments :
Mélanges de littérature et de politique, par M. Benjamin-