‹ Vergniaud (volume 2)Chapitre 50 sur 86 · LX BIBLIOGRAPHIE · texte numérisé non relu

LX BIBLIOGRAPHIE

sont gardés d'indiquer la source à laquelle ils puisaient. Mais les citations sont textuelles, le faux est donc évident et a été commis sciemment. ]

De là il résulte que le morceau intitulé un Roihonnêle homme, inséré à la suiîe des Mémoire s de Brissot, ne peut être considéré comme étant son œuvre, puisqu'il repose tout entier sur les fausses lettres de miss Heiena Williams. Nous en sommes heureux pour la mémoire de Brissot, car l'article est d'une violence et d'un mauvais goût qui ne sont pas dans les habitudes de l'infortuné Brissot. Nuus devons ajouter que l'autorité du surplus du livre se trouve singulièrement amoindrie et qu'on ne peut désormais l'invoquer qu'avec une extrême réserve, non que l'existence de Mémoires écrits par Brissot puisse être contestée. Bailleul, qui avait été à la Conciergerie en même temps que les Girondins, dit en parlant de Brissot : « J'ai lu et relu des Mémoires qu'il avait écrits dans sa prison sur sa vie et sur les événements auxquels il avait

pris part, etc {Examen criiique, etc., vol. ii, p. 48.) » Mais comment

ont-ils été publiés par M. de Montrol? Ont-ils été respectés dans leur texte ou ont-ils subi des modifications de la part de l'éditenr, comme c'était malheureusement la mode de cette époque ? Voilà ce qu'on ne pourrait savoir que par l'examen des manuscrits. Encore une fois, l'exemple du Roi honnête homme fait naître de grands doutes dans l'esprit de toute persorme soucieuse de la vérité.

Les Anecdotes, etc., d'Harmand (de la Meuse).

(2" éd., 1820, p. 80 à 89, sur Vergniaud et sur l'auteur.)

Harmand de la Meuse a prétendu que Vergniaud dînait avec lui le 17 janvier 1793, et qa'il avait juré de ne pas voter la mort de Louis XYI. Quelques minutes après, il votait la mort.

M. Chauvot a réfuté admirablement cette anecdote. (V. Barreau de Bordeaux^ § xvi, les Girondins dans le procès du Roi, p. 204.)

Nous ne voulons rien ajouter à cette réfutation qui est complète, si ce n'est un passage d'Harmand de la Meuse qui peut faire juger quel est le degré de sérieux de son livre. On lit, p. 78, ce qui suit :

Une deoioiselle jeune, grande et bien faite, s'était refusée aux recherches de Saint-Jusl : il la (it conduire à l'échafaud. Après l'exéculion, il voulut qu'on lui représi-nlàt le cadavre et que la peau fût levée.

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