EPITRE AUX ASTRONOMES
Sont des titres que l'on préfère A la plus haute antiquité.
Et une tournure nous dirions quasi-voltairienne dans cette dernière strophe :
Voilà les astres que j'adore :
Astres un peu mahns qui, dans les Cieux, Auroient tourné la tête aux Dieux î etc.
Il est facile de deviner, sous les initiales fort transparentes II et N, et avec l'aide des finales te et cy, les prénoms d'Henriette et de Nancy, abréviatif (anglais), de Suzanne, alors fort à la mode *. Mais quels étaient les noms propres? Pour le dire, il faudrait connaître la société au milieu de laquelle Yergniaud vivait à Bordeaux, celle môme qu'il avait pu fréquenter à Paris, à Limoges... Nous avons tenté les recherches qui nous étaient possibles ; on ne sera pas surpris qu'elles n'aient produit aucun résultat.
Nous avons aussi cherché à savoir si Vergniaud avait publié sous son nom d'autres poésies du même genre. Nous avons feuilleté l'Almanach des Muses, l'Almanach littéraire ou Étrennes d'Apollon , le Bulletin polymatique (Bordeaux, an XI), etc. Nous n'avons rien trouvé, si ce n'est des vers d'autres personnages destinés à devenir célèbres dans la Révolution, tels que : la Clos, Marie Chénisr, Ginguené, Gorsas, etc., et même Carnot, qui sacrifia plus
* La belle-sœur de Brissot était une demoiselle Nancy Dupont. (Voyez Mémoires de Brissot, t. II, ]). H5, et t. IV, p. 428, la lettre touchante écrite par Brissot la veille de son supplice; elle est adressée ainsi : « A mes amis François Dupont et ma Nancy. ») Madame Guinpuené portait aussi ce prénom. (Voyez, dans notre ouvrage, Charlotte de Corday et les Girondins, t. II, p. 758etsuiv., toute une correspondance signée Nancy, et fépitaphe connue qui lui fut consacrée par son mari.)
d'une fois au culte du madrigal à la Dorât. Nous donnons ici une romance de ce dernier ^ On sera peut-être curieux de comparer aux petits vers du grand homme de tribune ceux du grand homme de guerre.