CALOMNIES CONTRE PARIS
Pétition du faubourg Saint- Dénonciation du dernier Décret Antoine. A. 1. municipal. Inexécution du Décret por-
tant que la municipalité sera renouvellée dans trois jours. — Magistrats prévaricateurs qui perpétuent l'anarchie. — Tout est provisoire. — Leur tyrannie seule est éternelle. — La municipalité veut se mesurer avec vous. — Si vous fléchissez, vous périrez avec elle. — 30 Septembre.
Des agitateurs ont voulu s'emparer de la Révolution. — 11 n'est pas d'horreurs dont le Corps Législatif n'ait été le témoin. — Tableau de l'oppression sous lequel il a gémi.
Vous aurez à examiner de quels éléments est composé le Conseil général de la Commune. — Je puis dire que si la Convention nationale, immédiatement après avoir aboli la Royauté, eût chassé ce Conseil général, elle eût bien mérité de la patrie. — Récit de plusieurs faits. — Il ajoute : Voilà des faits qui déposent contre Paris et que je ne rapporte que pour que cette anarchie ne se reproduise pas. — 10 Novembre.
Us s'accusent mutuellement d'indu Conseil général et de la trigues, d'impérities et de n être amis Municipalité. jg la Liberté que par intérêt. — 28
octobre.
Discours de Cambon qui s'oppose au départ des Fédérés sans indemnité.
Discours de Barrerre, idem.
Il s'oppose absolument au départ des Fédérés. B. 1.
Dénonciation réciproque
Dénonciation du Conseil contre le Comité de Surveillance (28 octobre).
Dénonciation, par la Sec- Arrêté de la Section contre ce Gotioii du .Mail, du Comité cen- ^j^é, comme attentatoire à la Sou- ^^ ' veraineté nationale.
Di?cours de Barrerre. D. 3. Deux moyens sont employés pour
nous perdre : tantôt on met en avant un système de terreur, c'est celui de Brunswick; tantôt on recours à un système de calomnie, c'est celui de Marat. — Une nouvelle tyrannie veut s'élever, etc. — Les Sections n'ont pas le droit. — 2 Avril.
Décret que la Section du Mail a bien mérité, etc.
Discours de Barrerre sur lo Nous fesons une révolution d'hom- 28 février. nies libres et non pas de brigands. —
Peut-être ne seroit-il pas difficile de prouver que l'on connaissoit les préparatifs de ce pillage que quelques prétendus amis de la Liberté appellent du saint nom d'insurrection. — Si je voulois salir ma bouche des paroles d'un journaliste atroce ou insensé, trop connu parmi nous pour que je veuille le nommer, vous verliez que sans être ni sorcier ni prophète, on pouvoit présager ce qui vient d'arriver. — Disons toute la vérité. — Il est des hommes qui veulent légitimer le vol, qui flagornent et bercent les citoyens peu fortunés de je ne sais quelles idées subversives de tous les principes sociaux.
I! . >i vrai qu'il existe à Paris un c«"u;rrou'ae"''[.oir'É:î': mouvement préparé pou.- perdre la
Liberté. — Complot contre la Convention, d'égorger par les femmes 22 députés. — 18 mai.
Fac-similé de la défense manuscrite de Vergniaud.
ô*^-/î»*»*3xfrc^x^*^Jj,« /uv ^ CMl? ^:^éiha) ^\$€Lj y<:^u%J
yiy 'i^AQ'i^ ^^*^^^-^^ *^^J^^^^^^^J^^^^^■'
DEFEÎVSE DE VERGMAUD.
Tel est le texte de la note préparée par Vergniaud pour sa défense : ce texte est complet en lui-même. Mais il manque un accessoire important dont il était accompagné. Nous voulons parler des pièces à Vappui, auxquelles renvoyaient évidemment les lettres et chillres que l'on remarque presque à chaque ligne. Ces lettres et chiffres devaient être reproduits sur la pièce invoquée qu'il avait en original ou en copie sous la main. Mais il quelle sorte de documents renvoyait il ? A des recueils ou à des journaux? A quels recueils, à quels journaux, à quelles pages ou à quels numéros? C'est ce qu'il no disait pas et ce qu'on ne pouvait savoir sans avoir la clé de son travail ; de là une lacune considérable qui en diminuait l'intérêt. Toutefois, connaissant par expérience l'exactitucje mathématique des citations de Yergniaud, nous avons eu la pensée de rechercher si, à l'aide des Tables du Moniteur, il ne serait pas possible de reconstituer ce dossier-annexe qui devait olFrir à l'orateur un arsenal de preuves pour le cas où ses paroles seraient contestées. Nous avons donc vérifié une à une les indications alphabétiques et numériques de Vergniaud, en les comparant dates par dates aux faits, discours, adresses ou dépêches, auxquels elles font allusion, et nous avons retrouvé sans peine les passages , ))resque toujours textuels , auxcpiels Vergniaud avait renvoyé.
Le résultat a même dépassé nos prévisions, nos espéranc;'s, en ce que la concordance entre les renvois et les documents invoqués comme pièxes justificatives, s'est trouvée d'une exactitude absolue.
270 • dl;f£>se de veiulmaud.
Le nombre de ces renvois par lettres et par chiffres est de quarante.
Et, quarante fois, nous avons pu mettre en regard l'indication et le passage cité.
Les lettres indiquant les cotes vont de l'A à l'H, sans interruption.
Le maximum des pièces renfermées dans une cote est de douze.
Le D est la lettre la plus complète.
La totalité des pièces, répondant à des citations qui ont dû être réunies dans ce dossier accessoire, est de cinquante-deux.
On a ainsi sous les yeux tout le travail préparatoire de Yergniaud. On peut en mesurer l'étendue et apprécier le soin avec lequel il avait été élaboré et médité. C'est sa méthode constante telle qu'on a pu l'apprécier dans la rédaction de ses mémoires judiciaires, de son rapport sur Tabago, etc., etc., telle quelle est peinte par Bailleul qui nous le représente trépignant de joie lorsqu'il rencontrait un passage invincible à opposer à ses ennemis (V. p. 251, à la note).
Il est probable que Yergniaud devait avoir emprunté au Moniteur les journaux qui lui avaient servi de pièces justificatives. Ce qui le démontre, c'est que souvent deux indications, ayant des objets très distincts mais identiques par la lettre et les chiffres, se retrouvent l'une et l'autre dans le même numéro du Moniteur qui cependant à cette époque n'était pas le journal officiel. Au reste, il le cite lui-même (Y. p. 256), et l'un des proscrits nous apprend qu'au Luxembourg ils avaient le Moniteur à leur disposition. (Y. ci-dessus, p. 256, et Archives nationales, W. 292, n° 204, p. 22.)
Quelques autres citations ont été vérifiées à leur
DÉFENSE DE VKKGXIAUD. 271
source : celle de Caligula dans Suétone, celle de Publicola Chaussard dans ses mémoires historiques et politiques sur la Belgique et celles du Défenseur de la Constitution, dans le journal de ce nom, rédigé par Robespierre, et la vérification a toujours été couronnée de succès. Nous n'avons pas éprouvé une difficulté, une déception, toutes les cases ont été remplies ; de même que dans les annotations de Là Peyrère, nous n'avions pas rencontré une seule inexactitude. C'est à ce mérite particulier de Yergniaud qu'est due la possibilité de la restitution- que nous avons tentée et qui a réussi au-delà de notre attente.
Nous devons dire que notre tâche a été facilitée par l'extrême perfection des Tables de la réimpression du Moniteur (éditeur, Henri Plonj . Sans elles, il nous eût été impossible d'essayer un travail de cette nature, c'està-dire tout à la fois de précision et de hasard. Les tables de l'ancien Moiiiteur sont pleines de fautes qui eussent rendu les recherches impraticables.
Nous avons du nous abstenir d'annotations personnelles, d'une part, pour ne pas défigurer l'œuvre de Vergniaud ; de l'autre, pour ne pas grossir démesurément ce volume et faire une histoire de la Révolution sous forme de notes.