‹ Verlaine dessinateurChapitre 2 sur 3 · VII. — Carjut el la « petite fleuriste · texte numérisé non relu

VII. — Carjut el la « petite fleuriste

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2 Juin 1882 et Avril 1834.

cloître Saint-Merry funèbre ! sombrai ruf si Je ne foule jamais volro morne pave Sans frissonner devant las affres apparue*.

Toujours ton mur en vain recropil et lavé,

maison Transnonain I coin maudit, angle Infûi

Saignera monstrueux dans mon coeur foulevô.

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Quelques-uns d'entre ceux de Juillet, que le blâme De leurs frères repus ne découragea point, Crurent bon de montrer la candeur de leur àme.

Alors, dupes, — eh bien I ils l'étaient à ce point - De mourir pour leur œuvre incomplète et trahie ! — Ils moururent contents, le drapeau rouge nu poing.

Mort grotesque d'ailleurs, car la tourbe ébahie Et pale des bourgeois, leurs vainqueurs étonnés, Pie comprit rien du tout à leur cause haie.

C'étaient des jeunes gens francs qui riaient au ne/ De tout intrigant comme au naz de tout despote, El de tout compromis désillusionnés.

Ils ne redoutaient pas pour la Fronce la botte Et l'éperon d'un czar absolu beaucoup plus Que la molette d'un monarque en rcdingole.

Ils voulaient le devoir et le droit absolus,

Ils voulaient •■ la cavale indomptée et rebelle »,

Le soleil sans couchant, l'Océan sans reflux.

La République! ils la voulaient terrible et belle. Rouge et non tricolore, et demeuraient très froids Quant à la liberté constitutionnelle.

lis élaient peu nombreux, tout au plus deux ou trois Centaines d'écoliers ayant mailresse et mère, Faits hommes par la haine el le dégoût des rois.

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Ils savaient qu'ils allaient mourir pour leur chimère Et n'avaient pas l'espoir de vaincre ; c'est pourquoi Un orgueil douloureux crispait leur lèvre amère;

Et c'est pourquoi leurs yeux réverbéraient la foi Calme ironiquement des martyres stériles Quand ils tombèrent sous les balles de la loi.

Et loua, comme à Pharsale et comme aux Thermopyles, Vendirent cher leur vie et tinrent en échec, Pur deux fois, le courroux des généraux habiles.

Aussi, quand sous le nombre ils déchirent, avec Quelle rage les bons bourgeois de la milice Tuèrent les blessés indomptés à l'œil sec!

Et dans le sang sacré des morts, où le pied glisse, Barbotèrent, sauveurs tardifs et nasillards Du nouveau Capitule et du Roi, leur complice!

— Jeunes morts, qui seriez aujourd'hui des vieillards. Nous envions, hélas ! nous vos llls, nous la France, Jusqu'au deuil qui suivit vos humbles corbillards.

Votre mort, en dépit des serments d'allégeance,

Fut-elle pas pleurée, admirée, et plus tard

Vengée, et vos vengeurs sont-ils pas sans vengeance!

Ils gisent, vos vengeurs, à Montmartre, à Clamarl, Ou sont devenus Tous au soleil de Cayenne, Ou vivent diffamés et pauvres a l'écart.

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Oh! oui, nous envions la fin stoïcienne De ces calmes héros, et surtout jalousons Leurs yeux clos a propos en une époque

Car leurs yeux contemplant de lointains horizons Se fermèrent parmi des visions sublimes, Vierges de lâcheté comme de trahisons,

El ne virent jamais, jamais ce que nous vîmes.

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