FANTAISIES A LA WATTEAU : LES FETES GALANTES
I, — La révélation de Watteau.
Qui est-ce qui a imposé a la génération aux commodes d’acajou le goit de l’art et du mobilier du xviire siécle 7... Ou est celui qui osera dire que ce n’est pas nous ?
E. DE GoNncouRT.
Dans les Poémes saturniens, une série de stances, la Chanson
des Ingénues,
les Ingénues Aux bandeaux plats, 2 1’ceil bleu, Qui vivons presque inconnues Dans les romans qu’on lit peu,
faisait surgir de gracieuses images hors d’un passé qui restait incertain. Une autre piéce, la Nuit du Walpurgis classique, évo- quait, plus précisément, sous ce titre emprunté de Faust, une vision fantomatique du xviui® siécle :
un fardin de Lenétre, Correct, ridicule et charmant,
la nuit, sous le clair de lune, et que traversaient en dansant des «formes diaphanes», alanguies et désespérées, trés vagues silhouettes que le poéte pouvait prendre pour ses pensées tristes de la nuit aussi bien que pour « des morts qui seraient fous ».
Ce tableau, unique dans les Poémes saturniens,
Un Watteau révé par Raffet,
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eit pu, mis de cété pendant quelques années, trouver sa place dans les Féies Galantes. I] signale un godt de Verlaine qui naissait dés alors. Ce goat devint vite trés fort. Au lieu d’évoquer, une fois par hasard, a la maniére de Raffet, la vision macabre d’une « revue nocturne», », entrainant dans un lent mouvement de belles figures d’autrefois, — vision si pale, si irréelle que le paysage, a peine dessiné, se décolorait et que le contour des personnages se dissolvait dans la lumiére de la lune, — Verlaine ira contempler des tciles de Watteau ; il les « révera » 4 son tour, mais directement, et sans mettre entre elles et ses yeux d’autre écran qu’une petite tristesse heureuse qui ne brouille point les lignes et ne déforme pas les traits.
Des méditations et des réves devant quelques-unes des belles toiles de Watteau, c’est de la qu’est sorti le recueil exquis des Fétes Galanles, une petite plaquette (vingt-deux piéces), qui parut au début de année 1869. Il est d’une inspiration toute nouvelle dans |’ceuvre de Verlaine, nouvelle aussi dans la série, perpétuellement enrichie, des thémes qui plurent successivement aux poétes du xrx® siécle.
Cette sympathie pour l’art et les moeurs du xviii siécle, qui dura, était alors toute récente. Les gotts néo-classiques de la Révelution et de l’Empire, les enthousiasmes « gothiques » du romantisme, la réaction religieuse et puritaine de la Restauration, le style Louis-Philippe... tout avait contribué, pendant la premiére moitié du siécle, 4 faire oublier les tableaux, les meubles, lart décoratif du xvi siécle. Les poétes, qui pourtant se plurent bien souvent alors 4 évoquer le passé, ignorent & peu prés complétement I’époque de Louis XV, une époque de mauvais gott, d’erreurs, de mauvaises mceurs ou de servitude monarchique, au choix.
Cn peut bien lire de ga de la quelques piéces « xviii? siécle», ot Yon a voulu quelquefois, 4 contresens il me semble, voir des sources, ou du moins une inspiration des Féles Galanies. Mais ces évocations du xvulié siécle, il est facile de le constater, ne ressemblent point du tout 4 celle de Verlaine ; il y manque I’essentiel, et pour cause.
LES FETES GALANTES 61 FC EER Eh La Oe
Trente ans avant Verlaine, entre 1835 et 1840, Th. Gautier avait écrit et publié trois courtes suites de stances : Rocaille, Pastel (d’abord intitulé Rococo), Waiteau : c’est l'image d’un coin du pare de Versailles, puis celle de vieux portraits du temps de « La Parabére avec la Pompadour ». Point d’interprétation personnelle ; le nom méme de Watteau n’évoque pas de souvenirs, joyeux, galants ou tristes, mais seulement
.. un pare planté d’arbres trés vieux, ....- Un pare dans le got de Watteau, Ormes fluets, ifs noirs, verte charmille, Sentiers peignés et tirés au cordeau.
Un peu aprés, Th. de Banville,dans ses Cariatides (1842), s’amusa a rassembler sous un titre charmant, En habit zinzolin, huit rondeaux, triolets et madrigaux, mais c’était 4 la poésie légére et badine du xvuiie siécle, non a l’art, qu’il demanda son inspiration, et il n’écrivit que d’agréables pastiches de Dorat ou de Bernis. Dans le méme temps, Victor Hugo fut amené par le hasard d’une jolie circonstance 4 composer un petit poéme, qu’il est. de tradition de rapprocher des Féles Galanies. Il y a bien en effet quelque analogie dans l’inspiration ; c’est que celle-ci, chez les deux poétes, fut d’origine artistique, point littéraire. Chez V. Hugo cette influence de l’art du xviii? siécle et des tableaux de Watteau est tout a fait indirecte et légére. La féle chez Thérése (16 février 1840) conserve le souvenir d’un bal masqué ot les conviés avaient revétu les costumes familiers de Watteau : masques dela comédie italienne, habits brodés et 4 ramages des Amyntas et des Léonores... Les couples, la féte finie, 4 la nuit, s’éparpillérent sous le grand clair de lune, un peu troublés par l’excitation de la féte et les appels de l’ombre.
La nuit vint ; tout se tut ; les flambeaux s’éteignirent 3 Dans les bois assombris les sources se plaignirent }
Le rossignol, cavné dans son lit ténébreux,
Chanta comme un poéte et comme un amoureux.
Chacun se dispersa sous les profonds feuillages ;
Les folles en riant entrainérent les sages ;
L’amante s’en alla dans l’ombre avec l’amant $ Et, troublés comme on lest en songe, vaguement,
62 ; VERLAINE i IIIIPPPLL PARAL ALA AAA AAA ALAA Ils sentaient par degrés se méler a leur dme, A leurs discours secrets, & leurs regards de flamme,
A leur cceur, a leur sens, a leur molle raison, Le clair de lune bleu qui baignait l’horizon.
Une émotion sensuelle, de beaux costumes de féte, une nuit trés douce éclairée par la lune, tout cela a donné au poéte une minute de mélancolie passionnée ; et cette mélancolie, presque tous les poémes des Féfes Galantes la disent. Mais quelle différence! Ici, chez V. Hugo, point de féerie du souvenir ; une mollesse passagére, et quand elle envahit les sens des danseurs, on ne les voit plus avec leurs costumes de Pierrot, de marquise ou de Trivelin ; ils ne sont plus que des amoureux, modernes mais vraiment hors du temps, et que troublent la nuit et le chant du rossignol.
Il fallait, pour que l’on comprit et que lon aimat Watteau, qui, jusqu’alors, ne prétait que des fonds de paysage ou des costumes de féte, il fallait que l’on sit gotiter la féerie de ses toiles, une féerie toute shakespearienne, selon le got de l’époque. Et ce n’est pas parce que ce mot et cette épithéte marchent assez volontiers ensemble, que je les joins ici ; il semble bien que le gotit pour les féeries de Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été, Comme il vous plaira, etc., ait aidé beaucoup a la révélation du charme de Watteau. Ces piéces avaient passé assez inapercues, lors de la bataille romantique, dans la masse de l’ceuvre de Shakespeare ; on leur préféra de beaucoup alors les drames, qui, si
- contraires qu’ils fussent, pour la conduite des scénes, Aa la vieille
tragédie, pouvaient s’accommoder pourtant 4 la tradition du théatre francais. Théophile Gautier, — que l’on rencontre décidément presque chaque fois que la poésie francaise, entre 1830 et 1860, a essayé d’innover, — a longuement décrit, dans Mlle de Maupin, un thédtre de fantaisie, capricieux et singulier plus que ne le furent les comédies de Musset, mais comme elles, tout shakespearien : « un thédtre écrit pour les fées et qui doit étre joué au clair de lune ».
On se sent transporté dans un monde inconnu, dont on a pourtant quelque: vague réminiscence ; On ne sait plus si l’on est mort ou vivant, si l’on nce
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ou si lon veille ; de gracieuses figures vous sourient doucement et vous jettent en passant un bonjour amical ; vous vous sentez ému et troublé a leur vue, comme si au détour d’un chemin vous rencontriez tout 4 coup votre idéal... Bl vous semble que c’est vous-méme qui parlez et que la pensée la plus secréte et la plus obscure de votre coeur se révéle et s’illumine.
Cette fagon personnelle, intime, d’interpréter de beaux réves d’art, fantastiques ou fantasques, qui ne sont acceptés de la sensibilité du poéte que parce que, d’abord, il les a teints aux couleurs de sa sensibilité, — cette fagon va devenir celle de la critique et des amateurs d’art devant quelques toiles des peintres du xviii® siécle, celles de Watteau surtout ; ses fonds de paysage sont naturellement des décors et souvent aussi les personnages y sont de vrais acteurs ; elles donnent bien l’image d’un théatre de fantaisie.
Baudelaire, dans une strophe de ses Phares, entrevit cet aspect féerique de l’ceuvre de Watteau. Th. Gautier publia, en 1849, des Variations sur le Carnaval de Venise, ou sur une banale phrase de musique il fait « courir les arabesques d’or » du carnaval vénitien, soudainement évoqué : voici les lagunes, les palais, Arlequin, Cassandre, Pierrot, Trivelin, tout le cortége habituel des acteurs de la Comédie italienne, les « masques» de Watteau. La vision se précise un moment, puis s’évanouit dans une « brume sonore » ; c’est un réve « presque effacé » ; H n’est point du tout gai ; un « clair de lune sentimental », tout irréel, finit par éclairer cette songerie d’abord pimpante et alerte.
Jovial et, mélancolique, Ah | vieux théme du carnaval,
Ou le rire aux larmes réplique, Que ton charme m’a fait de mal !
Bien plus que Rocaille, Pastel, Waiteau, bien plus que La Féie chez Thérése, ce petit poéme peut étre associé aux Féles Galanies. Pour la premiére fois, je crois, on y voit unis les trois thémes qui sont l’inspiration essentielle des vers de Verlaine : les masques de la Comédie Italienne, joyeux et galants ; la vision pittoresque d’un passé ot ces costumes étaient familiers ; et puis la mue de ces images en une fécrie mélancolique et de sens intime.
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L’union étroite de ces thémes trés distincts, ce sont les Goncourt qui l’ont vraiment réalisée et achevée. Ils révélérent Watteau a leurs contemporains, et donnérent de son art une interprétation qui plut et qui parait avoir été unanimement acceptée.
En 1860 ils publiérent une notice sur Watteau, qui est aujourd’hui le premier chapitre de L’ Art au XV III° siécle. Dés le 2 septembre 1863, les deux fréres pouvaient noter avec joie au Louvre « deux collégiens » copiant des crayons de Watteau récemment acquis par le Musée. « Voila, disaient-ils, pour le grand maitre, jusqu’ici seulement goité par les artistes, la grosse popularité qui commence. »
Il suffit, — et c’est d’ailleurs la meilleure introduction 4 une lecture des Féles Galantes, — de résumer la dizaine de pages qui précédent dans L’Art au XVIIIP siécle, la Vie d’ Antoine Walteau par M. le comle de Caylus amateur. On voit aussité6t combien la dette de Verlaine envers les Goncourt fut considérable. A 1’époque oti ilécrivit ses Féles Galanies, les musées de Paris n’avaient que bien peu de toiles de Watteau. Le simple curieux, qui n’allait pas feuilleter les collections anciennes de gravures, n’avait guére 4 admirer que l’Embarquement pour Cythére, longtemps moqué Le legs du Dt Lacaze donna au musée du Louvre le Gilles, la Finette, |’ Indifférent, la Pastorale, \’ Assemblée dans un pare, ’Augomne... ; et ce fut, pour le grand public, une révélation éclatante de Watteau. On a songé a voir 1a la circonstance qui aurait directement inspiré les Féles Galanies. C’est purement, impossible, car le Dt Lacaze ne mourut qu’a l’automne de 1869, et la salle qui aujourd’hui porte son nom, ne fut ouverte qu’en mai 1870, plus d’un an aprés l’apparition des Féles Galantes. I] est vrai que les principales toiles de cette collection avaient, plusieurs fois, grace 4 la complaisance de leur proprictaire, paru dans des expositions particuliéres ; on avait vu au grand jour, en 1860, le Gilles, l’ Indifférent, la Fineite. I] est peu probable que Verlaine ait vu beaucoup de toiles de Watteau ; mais méme s’ila fait ce pélerinage d’art assez difficile, cesontles Goncourt qu’il avait pris pour guides.
Dés le début de leur belle préface, passionnée et nerveuse, les deux fréres disent la féerie de ces toiles :
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Le peintre a tiré des visions enchantées de son imagination un monde idéal, et, au-dessus de son temps, il a bati un de ces royaumes shakespeariens, une de ces patries amoureuses et lumineuses, un de ces paradis galants que les Polyphile batissent sur le nuage du songe, pour la joie délicate des -Vivants poétiques.
Soigneusement ils définissent « la grace de Watteau » :
Toutes les séductions de la femme au repos : la langueur, la paresse, l’abandon, les adossements, les allongements, les nonchalances, la cadence des poses, le joli air des profils penchés sur les gammes d’amour, les retraites fuyantes des poitrines, les serpentements et les ondulations, les souplesses du corps féminin, et le ee des doigts effilés sur le manche des éventails, et les indiscrétions des hauts talons dépassant les jupes [les hauis talons, dira Verlaine, luiiaient avec les longues jupes] et les heureuses fortunes du maintien, et la coquetterie des gestes, et le manége des épaules, et tout . ce savoir que les miroirs du siécle dernier ont appris 4 la femme, la mimique de la grace ! elle vit en Watteau avec sa fleur et son accent, immortelle,
Puis voici les paysages de Watteau, « thédtre accommodé pour une désirable vie..., une terre complice..., des bois galants », de erands arbres d’automne, de belles statues dans les parcs. Sur les pelouses viennent gambader les acteurs de la Comédie Italienne ; « un rire bergamasque sera le rire et l’entrain et |’action et le mouvement du poéme ». Une « mode adorable » nait de ces « modes alliées et brouillées ». Le spectacle devient délicieux.
Dans un lieu au hasard et sans place sur la carte de la terre, il est une éternelle paresse sous les arbres. La vue et la pensée s’y assoupissent dans un lointain vague et perdu... Sur les lévres ouvertes voltigent des pensées, des musiques, des paroles semblables aux paroles des comédies d’amour de Shakespeare... L’amour est la lumiére de ce monde. II le pénétre et l’emplit. Tl en est la jeunesse et la sérénité ; et passez les fleuves et les monis, les promenades et les jardins, les lacs et les fontaines, le paradis de Watteau
s’ouvre : c’est Cythére... Un recueillement tendre ; des attentions au regard vague ; des paroles qui bercent l’Ame ; une galanterie platonique, un loisir occupé du coeur, une oisiveté de jeune compagnie ; une cour d’amoureuses pensées ; la courtoisie émue et badine de jeunes mariés penchés sur le bras qu’ils se donnent ; des yeux sans fiévre, des enlacements sans impatience, des désirs sans appétits, des voluptés sans désirs, des audaces de gestes réglées pour le spectacle comme un ballet, et des défenses tranquilles et dédaigneuses de hate en leur sécurité ; le roman du corps et de la téte apaisé, pacifié, ressuscité, bienheureux ; une paresse de passion dont rient d’un rire de bouc les satyres de pierre embuscués dans les coulisses vertes... C’est Cythére ; mais c’est la Cythére de Watteau. C’est l’amour; mais c’est l’amour poétique, Vamour qui songe et qui pense, l’amour moderne, avec ses aspirations et
ga couronne de mélancolie.
Oui, au fond de cet ceuvre de Watteau, je ne sais quelle lente et vague —
harmonie murmure derriére les paroles rieuses ; je ne sais quelle tristesse ©
musicale et doucement contagieuse est répandue dans ces fétes galantes.
Je m’arréte sur ces mots, qui sont presque les derniers, puisque
voila le titre méme du recueil de Verlaine. Il est bien probable
que c’est la que le poéte l’a trouvé, encore que cette expression de'« féte galante » soit précisément le titre d’un tableau de Watteau, qui est, je crois, au mus¢e de Berlin. Cette toile pourrait servir de frontispice 4 une édition illustrée du volume: de grands arbres au fond, des couples amoureux, de la musique, des danses, — de doux entretiens, des propos galants. Les mots de « féte galante » n’avaient d’ailleurs pas, quand Watteau les écrivit, tout a fait le méme sens qu’aujourd’hui, ot le mot galani se galvaude de plus en plus vilainement. « Galant » était un mot d’atelier et de cri-
oe ____tique dart, qui désignait des sujets precieux, des pastorales ; __- il enveloppait les idées de distinction, d’élégance, de luxe, pré-
cisément tout ce que le commentaire des Goncourt faisait revivre afin que l’on pit mieux aimer Watteau. Verlaine a du méditer sur ces quelques pages ; deux ou trois tableaux ont pu suffire 4 cristalliser ses sensations. On le devine trés pris par
le charme de cette révélation. Sa personnalité a trés peu réagi —
-sinon de temps en temps, par une interprétation gamine et iro-
nique, que ne permettaient pas les Goncourt ; mais ce ne sont qu échappées. :
Th. de Banville, dans le méme temps, sensible 4 la méme influence, écrivait sa Promenade Galanle :
Dans le pare au noble dessin Ow s’égarent les Cidalises, Parmi les fontaines surprises Dans le marbre du clair bassin,
CC ee seer
Lycaste, Myrtil et Sylvandre Vont, parmi la verdure tendre, Vers les grands feuillages dormants.
Ils errent dans le matin bléme, Tous vétus de satin, charmants Et tristes comme Amour méme.
ee e tradition d’écrire que les Féles galanies sont « visi-
blement inspirées » de ces quelques vers. Mais rienn’est moins —
sur, car ils sont datés d’octobre 1868, alors queles Fétes Galantes étaient probablement achevées, et ils n’ont paru qu’en 1869, dans les Rimes dorées (1). Il est possible que Verlaine ne les ait point connus avant cette date. Et l’on peut tout aussi bien supposer que Banville les ait écrits aprés avoir entendu Verlaine dire, chez lui, quelques-uns de ses propres vers, encore inédits. Tous deux, en tout cas, Banville comme Verlaine, ils ont lu les Goncourt ; cette mélancolie du désir était bien peu le fait de Banville !
II]. — Du Watteau révé por Verlaine.
Watteau, ce carnaval ou bien des cceurs illustres ‘ Comme des papillons errent en flamboyant, Décors frais et légers, éclairés par les lustres Qui versent la folie 4 ce bal tournoyant.