UNE RÉVOLUTION
Ce roi dont Thumble pourpre eu Ainsi c'est sans effort, Grèce, et Que, nous prouvant ta force en Tes mains rompent ses fers, ton Et, comme un vieux lion fort, s£ Tu recouvres l'audace avec la li Ah I tes fils sont vraiment fils di Les héritiers de Sparte ont recoi Le despote allemand, ce tyranm Dont un ramas niais de Nestors ( Vous avait imposé la tutelle arb
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Flétri par tes mépris, frappé par ta colère, Loin de tes bords, empreints des pas de Périclès, Fuit et cherche un refuge, emmenant ses valets, Tandis qu'un prompt oubli d'un doigt sévère efface Sur les lèvres son nom, sur les chemins sa trace...
géante sacrée au renom sans pareil !
Tes plages ont la gloire et tes cieux le soleil.
Terre illustre à ce point de l'être plus que Rome,
D'où te venait ce maître et quel était cet homme
Qui comptait sur le sol des fils de Danaûs
Plus que les Botzaris et les Odysséus !
Lui qu'un peuple héroïque à vingt héros préfère.
Qu'avait-il fait ailleurs? ici que vint-il faire?
C'était un fils de prince, un barbare accouru
D'un sol vulgaire, un rustre, un pédant terne et brut ;
Grêle tige des Huns greffée aux champs d'Athènes
Sur la racine où bout la sève des Hellènes,
Qui dut trouver encor, lui le nain étiolé.
Bien lourd le fer qui rampe aux flancs d'un roitelet.
Il ne faisait que vivre et n'avait fait que naître.
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UNE RÉVOLUTION A ATHÈ^
Quand on lui dit: « Venez et soyez 1 » il Il vint et prit le sceptre, aux autres, con Essayant de donner ses caprices pour lo Mais au lieu qu'à sa tâche en grec s^deni Ce Saxon, qui ne sut vivre en lui de ta v Penser de ta pensée et croire de ta foi, Ni susciter en lui, ressuscitée en toi.
Cette âme des vieux jours que nos jours Et, des ancêtres morts, passe en leurs fîli Lui, stupide, engoué d'absurdes préjugé!
Comme lui-même, ô Grèce, à ton sol étr Edicta fièrement, maniaque tudesque, Les lois d'une étiquette insipide et grote Et, mannequin fétiche entouré de Grispi D'alguazils à plumet, de serviles Scapins De cités en cités vint, friand de parade, César de carnaval traîner sa mascarade !
Et pourtant quel beau rôle à cet Otho Rare faveur du ciel, était sur terre échu
Achever d'arracher à l'étreinte farouche
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D'Othmann, à ses fureurs, à son joug, à sa couche. Dont il n'est que Teunuque, à sa couche où se tord Depuis les trois cents ans qu'il la souille et la mord Celle pour qui l'Olympe était un gynécée :
La veuve des dieux morts aux bras des Turcs glissée ; Et pour la redresser sous un baiser puissant, Infuser au corps froid son souffle avec son sang ; Puis, — comme ces géants mis au lit des déesses, — De quelque ardent hymen aux fécondes caresses Donnant au monde entier le spectacle et l'effroi, Repeupler les cités de héros, nés d'un roi ; Courir alors, glanant de rivage en rivage Cet essaim d'alcyons dispersés par l'orage, Abrités en ce siècle à l'ombre du rempart Où, l'airain dans les dents, veille le Léopard : Leucade, où de Sapho l'ombre est encore errante ; Ithaque aux champs déserts, Céphalonie et Zanthe, EtCorcyre, et leurs sœursbaignantleursflancs poudreux Aux flots qu'Achéloûs vient rafraîchir pour eux. Du Croissant qui pâlit suivre la défaillance ; Couver du regard Crète et tendre à sa vaillance La main du combattant à l'heure du combat ;
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UNE RÉVOLUTION A AÏHÈNE'
Puis, tandis que l'Islam à la dompter s'éb Éveiller, ameuter, exciter sur sa trace De Thasus à Casos, de Rhode à Samothra Sur Tennemi commun les ruant tour à toi Lemnos, la montueuse ; Imbros, berceau (3 Lesbos et Ténédos ; Psara, qui contre eux Psara fumante encor; Chio qu'ils ont meu Pathmos, Samos, Icare et Cos : ces nids d' Où couvent la vengeance et les rebellions A mesure que l'une aux autres se rallie, Y voler ; enflammer Epire et Thessalie ; S'allier au Bulgare, au Serbe et disputer Tout ce qu'on peut au Turc reprendre et c Les rives de l'Hermus et celles du Méandre Ces mêmes champs de Troie et ce même S( Sur qui, depuis que tant de Grecs s'y sont ( Les Grecs ont tous les droits à Priam arrac
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Remember !
Ton désespoir qui nous demeure
Et toujours et partout te suit
Eut, comme l'hiver et la nuit,
Son heure, mais n'eut que son heure...
Sur toi qui pleures quelqu'un pleure.
De ceux qui t'aiment prends pitié ;
* Le comte de ***, à qui cette épître était adressée, voyageait pour se distraire d'un veuvage douloureux à la suite d'une union qui n'avait été ni heureuse, ni féconde. La personne qu'il a épousée depuis et qui lui a donné ses fils, attendait son retour ; il lui avait laissé sa parole, il avait emporté la sienne et l'auteur était au courant des délais arrêtés entre eux.
Le comte de *** cultivait des talents multiples et dignes d'une célébrité à laquelle ils l'auraient conduit infailliblement s'il se fût soucié d'y parvenir.
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Laisse à la vie aller ton âme :
N'es-tu pas assez châtié ?
Si tu crois en mon amitié
Reviens ici, tout t y réclame :
Les vieux deuils, les jeunes espoirs...
La rive aux limpides miroirs Jusqu'en un frais lointain bleuâtre Profile, aux feux pourprés des soirs, Dresse, étage en amphithéâtre Ses massifs rideaux des manoirs, Où s'enlacent aux aunes noirs, Sureaux aux corymbes d'albâtre...
Le tronc d'argent des ypréaux Faucille au sein mouvant des eaux Comme un pilier toscan qui croule.
Gomme un serpent qui se déroule Et disparaît sous les roseaux.
L'arbre de Judée aux troncs grêles.
Aux longs bras d'ébène, couverts De purpurines étincelles.
L'if échevelé dans les airs.
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Les lilas fleuris et tout verts Sont pleins de voix, de brises, d'ailes ; Les grands amandiers frémissants Neigent aux moussons caressants; Nos fraîches îles reverdies Trempent leurs osiers ruisselants Aux lourdes vagues attiédies ; Les cormiers revêtent leurs flancs D'amples ramures dentelées Aux vastes feuilles ciselées ; Les peupliers dorés et blancs, Les cyprès aux funèbres flèches Dans la brume s'ouvrent des brèches Pour gravir à l'azur, tremblants.
Au fond des criques les vieux saules Tordant leurs noueuses épaules Bercent, rêveurs et somnolents.
Leurs sveltes branches agrandies De chatons dorés alourdies...
Les cœurs aussi vont refleurir :
Je ne suis pas seul à nourrir Vœux et regrets, seul à souffrir,
Ami, d'une absence cruelle.
La fête immense va s*ouvrir, La fête émue et solennelle, Éphémère, bien qu'éternelle :
Je ne te vois pas accourir. . .
La joie arrive à tire d'aile.
Tu m'écris pourtant et t'enquiers De l'autre bout de l'univers Si je m'applique et je travaille...
Qui prêterait, vaille que vaille, Sans ton souffle un souffle à mes vers?
C'est ton ardeur qui me pénètre :
Sans toi sur eux faut-il compter ?
La meilleure part de mon être, Tu le sais, n'a pu te quitter :
J'ai conçu plus d'un beau poème Mais je t'attends pour l'enfanter :
Reviens, et me rends à moi-même.
Où sont 1 s t mps, — lointains déjà, — Où tu m'écrivais de Cordoue,
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Des rives du Guadalaja
Qui murmure et s'attarde et joue
Au pied des murs d'Alcantaja ?
Sa vague à vos noirs seuils échoue,
Donjons croulants qu'un vent secoue
Et dont le faite aux eaux plongea ;
Puis, — reine qu'un maure outragea
Et répugne à la violence*, —
Elle s'échappe, elle s'élance
Hors des atteintes et déjà
Bondit, fuit, court de lieue en lieue.
Sans page au loin traînant sa queue
Qui remue et perle et tessons,
Accrochant sa tunique bleue
Aux rocs calcinés, aux buissons
Tout remués de ses frissons,
Tout rafraîchis de son haleine.
A ta missive madrilène
Était jointe, pour tes bessons **,
* Touehante légende locale dont M. de *** avait fait une délicieuse ballade.
** Monsieur de *** avait deux frères ; tous trois étaient jumeaux.
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Quelque rêveuse cantilène
[)ont amour soupirait les sons.
3e poésie elle était pleine
Ta vie, autant que tes chansons :
je soleil ardent de l'Espagne
i^ous vêtissait, vous et vos vers,
lit rayonnait en tes pensers.
Ta jeunesse était ta compagne ;
li tu glissais dans chaque pli
Jn pourpre œillet de la montagne
l mon intention cueilli ;
Jn myosotis de la rivière,
Jn pâle disque d'épervière
L peine mort et desséché,
)es fentes du mur arraché
LU front de l'Alhambra superbe ;
;t tu datais ; « écrit sur Therbe,
lans la cour des Marbres, là haut... »
'out s*y retraçait dans un mot.
i^u moissonnais à pleine gerbe
^estiges, souvenirs, échos
(uele pied du songeur réveille,
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11 en naissait quelque mer Refrain, croquis fait à hui Au souffle de la Muse éclo Et j'avais part à ta corbeil
Je te suivais du coin du fe Blotti dans l'ombre où je i Errant là-bas, sous le ciel Qui te versait lumière et j( Je me disais : « En ce moi •Que fait-il ? Quel enchante L'émeut et Pinspire et Tce Quel bouquet, quel rêve o Effeuille-t-il ? Quel soin ch L'occupe ? » Et j'oubliais i Et sur tes pas je retournais Évoquant des scènes étrar Où sur-le-champ tu survei d était la marchande d'ori D'œillets, de grenades, trô Peinte à Marly ; Tair aven Accorte non moins que hai
^JISSÊê&^^
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74 HEURES NOIRES ET .\ÙlTS BLANCHES
Espagnole, andalouse et reine
Qui, dédaigneuse du manant,
Pour l'hidalgo fait la sirène.
Ailleurs, c'était l'hostalero
Faux, servile, un gros rire aux lèvres ;
Un ermite, un pâtre et ses chèvres ;
Un Don Quichotte, un Figaro
Aux airs de valet de carreau.
Ou l'estaffier croquemitaine
De recruteur fait capitaine,
L'ergot sortant de l'escarpin.
L'œil de la tête, et par toi peint
Sous la rubrique « maître d'armes »,
Silhouette aux fantasques charmes,
Fier carabin, réunissant
Sous sa souquenille de serge
Lancette, rasoir et flamberge ;
Expert à soutirer du sang
Au fiévreux non moins qu'au passant ;
Gibier de hallier et d'auberge,
Escogrifï'e à faire pâmer.
Qu'on voit contre six s'escrimer
fc
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Et fait rêver sur son passage De Meissonier et de Lesage, De Tant-pis et de Sangrado.., Puis je t'entrevois au Prado Lorgnant sous les noires allées De ces senoras long voilées Dont nous entretenait Musset :
Eventails, mantilles... Dieu sait Comme elles sentent la romance, Gomme elles fleurent le roman, La folie et l'ombre, et comment Au passage elles ensorcèlent Quand certains éclairs se décèlent Sous leurs sourcils de nécroman...
Mais l'Espagne « à fui comme un songe
Qui s'évanouit au matin. »
A peine un doux grelot lointain
Qu'un écho dans nos cœurs prolonge
Nous rappelle, cyclopéens,
Les muletiers pyrénéens ;
Désormais ton pas se replonge
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mats hyperboréens.
]ladix ! adieu l'arène nulé des picadors, •eau que sa rage entraîne de train, à bout d'haleine aux fiers toréadors...
"umeurs, cris, banderolles, >es flottant dans les airs, l'œil vifs comme des éclairs, ibrants, amours frivoles, confus que des brises molles t aux africaines mers...
blonds figuiers, vignes folles, )liviers aux fruits amers, e que l'hiver assiège ô désolants tableaux 1 ibre pin de la Norwège des vents, chargé de neige ; [se, au-dessus des flots nt ses flancs couverts de glace ^ague en fureur fracasse juif et les matelots...
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Salut, cieux mornes et funèbres
D'où tombent d'épaisses ténèbres
Et de sépulcrales lueurs
Qui se dissolvent dans la brume
Comme aux flots noirs leur blanche écume,
Comme aux yeux obscurcis de pleurs
Regards éteints, où se consume
L'âme en butte aux sombres fureurs...
Tu te plais parmi ces horreurs :
Avide de voir et d'apprendre
Tu restes, tu te laisses prendre
Aux charmes afl'reux des saisons
Stériles, âpres, désolées.
Dont se parent monts et vallées
Aux Scandinaves horizons...
Prends garde à la brusque avalanche
Qui des pics éraffle la hanche.
Comble précipices béants,
Effondre la toiture frêle
Et roule au gouffre pêle-mêle
Ours, bisons, pâtres, troncs géants !...
Dieu te sauve ! un ami t'abrite î
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Ne fût-ce qu'au fond d'un noir gîte Plein de fumée et plein d'ennuis, Antre d'oisives lassitudes Où, sous les tristes latitudes.
Par mois se mesurent les nuits !
Au diable ces Lapons fortuits Et même le Scythe et le Dace !
C'est assez de constance, fuis Si tu peux reculer encore ; Fuis, si tes pas ne sont cernés Par cent fléaux trop acharnés, L'amitié par ma voix t'implore ; Reviens à toi, reviens à nous , Je t'en adjure à deux genoux. Ta soif de savoir ne s'étanche De rien et de tout se nourrit.
L'impossible à tes vœux sourit Comme une taquine revanche Du difficile qui l'aigrit.
Si beau que ce soit la mer Blanche Par un clair de lune, au cap Nord, La mare d'Auteuil, me plaît fort.
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A IN loriîiSTL: 79
Je sais que d'Aiiteuil, en revanche,
On voit plus mal et de moins près
Et l'ourse et l'étoile polaire...
Le peu que j'en ai de regrets
N'ira certes pas jusqu'à faire
Que j'en arrive à me déplaire
En nos foyers : assez d'attraits
Leur restent. J'ai voulu t'instruire
Que mars prend fin, qu'avril va luire,
Que nos cieux sont très beaux, très doux.
L'orchestre ailé des solitudes,
Repeuplé, s'emplit de préludes ;
Nous avons revu les coucous.
Là bas la farouche inclémence
De l'hiver prolonge les coups
Où revit sans fin sa démence.
Toujours décembre y recommence.
On l'aime, ici, plus inconstant.
Aussitôt venu repartant.
Fi des boréales aurores,
Splendides, soit, vaines pourtant :
Ce ne sont là que météores
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issent des nuits, n'enfantant nuit. J'aime presque autant Il climat plus pacifique Lube, au cap Nord magnifique, 3z nous un flanc moins vermeil lie accouche du soleil...
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Fays plus, je feray mieulx .
Ancienne Devise
RISETTON
Ce n^est que par hasard si mon œil entrevit Ta jambe svelte et fine et ton pied de Chinoise, Ta prunelle aux reflets d'opale et de turquoise D'où ton regard suave en doux éclairs jaillit ;
Oui, je t'avais fait tort : j'en conviendrai sans noise J'avais parlé d'Aurore... et dit que de son lit... Dans les airs, — mais j'errais à tâtons et — narquoise, Quand tu sors de ta couche, Aurore aux cieux pâlit.
Plus beaux que ses rayons ruissellent sur ta joue
Tes longs frisons bouclés qu'un doigt distrait dénoue ;
Moi, tout à ton amour et tout à mon dessein,
Je n'ai rien vu, je veux tout louer... et j'échoue ; Mais dirai mieux et plus si tu veux que se joue Mon vers avec mes yeux égaré sur ton sein.
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C'est une voix de plus, mais qu'importe une voix ?
Et qui voudra l'entendre ?
Nul n'écoute que soi, tous parlent à la fois ; A celle-ci d'ailleurs eùt-on bien pu s'attendre ?
Poésies Inédites
Jouet d'un instinct téméraire,
J'ai dit, jaloux de resplendir :
Plus on gravit mieux on s'éclaire,
Pour rayonner sachons grandir.
Montons vers la trouée ardente 1
Suivons Homère, Eschyle, Dante,
Thémistocle, Napoléon!
Des plus grands dressons-nous, émules.
Il est, mépris des âmes nulles,
Au Forum des chaises curules
Et des tombeaux au Panthéon !
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ice, élan vaste et suprême, :e la terre, étreint les cieux ; ou détruit un diadème i défait et rois et dieux, ice peut tout ce qu'elle ose !
►ne, un dais, l'apothéose it qu'une étape, un jalon, itige de sa conquête ; il sublime elle est en quête ublime n'est qu'un faîte 1 pied rêve un échelon I
splendeurs inaccessibles les voyants font leur trépied, s vœux ont choisi pour cibles aie entre de plain-pied ; aie asseoit sa mémoire, vêt de flamme et de gloire :
îon Thabor, l'Eoreb sacré Dieu qui nous interpelle dicte ce que l'ange épèle, îl à la terre rappelle,
L'homme sans l'homme eût ignoré.
Mais ridée en vain m'illumine De son jour intime et profond :
C'est en rampant que je chemine.
Je fais ce que les moindres font ; J'ai des devoirs que me dispute La plus lourde et stupide brute Qui mange, qui dort et qui boit ; Mon âme, énervée et stérile, Traîne aux abois la terreur vile Que n'a pas la brute servile, De manquer de maître et de toit.
Muet en face de l'infâme.
Qui m'accuse en poussant des cris.
Je ne repousse ni le blâme,
Ni les soupçons, ni le mépris.
Je dis au nain : d'où vient ta haine ?
Tu planes : vois, ma taille à peine
Au niveau de mes maux atteint ;
Je murmure à l'envie abjecte :
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Tu me souilles, on te respecte ; Rayonne, aiglon, je pleure, insecte, Mon génie à ton souffle éteint !
Tes dons sacrés, la gloire, ô Muse,
Où vont-ils ? aux scribes marchands !
La foule admire ou s'en amuse :
Ils vendent leur âme et leurs chants !
Laissant les cerveaux en jachère,
Faux prêtres, leur dogme est l'enchère ;
Bouffons, coupe-jarrets ou pis,
Nul d'entre eux ne me vaut peut-être :
Je suis ce qu'ils veulent paraître
Et ne puis me faire connaître
En paraissant ce que je suis !
Et pourtant, je sens trop qu'une aile Qui secoue un foudre en éclairs.
Pousse en moi ma pensée hors d'elle Comme l'aigle aux gouffres des airs.
Un monde en mon âme tressaille.
Une fièvre intime m'assaille.
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Une voix crie en mon sein : « Va ! »
L'archange au fier profil farouche Du charbon saint brûle ma bouche Et je me dresse sur ma couche Job remué par Jéhova !
A cette étreinte surhumaine, Insecte élu, je céderai I J'irai, Seigneur, où ton doigt mène, Comme Baruch, j'obéirai !
J'obéirai comme Isaïe I Ma voix, acclamée ou haïe, N'est que ta voix, ô vérité !
L'inspiration solennelle Étendant son souffle et son aile Met très haut son aire éternelle Et monte où va le cri jeté.
L'aube est l'heure ardente et sublime Dont la pourpre éternellement.
D'astre en astre et de cime en cime, De firmament en firmament
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Émigré, féconde et linipide ; Toujours dure et coule rapide ; Renaît et meurt à tout instant :
L'aube du génie est l'image, Gomme elle écartant tout nuage De front en front et d âge en âge Il se transmet, — phare éclatant !
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XIY
Chascun moi