RÉPONSE
Devient guêpe au Dans les lueurs, c Murmure avec mé Dans ces conques Dont le sylphe se Elle hante l'air et Avec l'amour enti Par la pensée ern Grée un monde a^ Du fond d'un rêve Fait d'un site tout Et se blottit sous i Dont la paille au Mais s'est-elle troi De quelque noble D'un sublime ren Dont la grandeur Elle s'incline, elle Et dit aux sots de Et révère, et laiss L'héroïsme qui lu Et n'a d'autre écl
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u les sifflets calomnie ; riront, laissons-les.
?... Geffrys, Rolets >rête une avani sans délais ; neuve de génie fort à donner, talent s'y borner...
oit, je vous adjure
;r, berner,
ondamner,
ler cette injure
je sus épargner
D ne pallie :
i, que j'oublie
le nos cœurs ont formés,
de mieux informés, »
sceau qui relie
'attends de la vie
ts, qu'eux seuls ont charmés
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A M. HANNOSSET
On ne vit qu'an jour pour mourir toute sa vie. Bernardin db Saint-Pierre.
Radieuse et propice et sublime — à distance — L'existence nous ment ; l'homme dans l'existence Ne trouve que mécompte, imposture et douleurs ; Tout refuge trahit, tout appui se dérobe ; Savoir au doute mène, espoir conduit aux pleurs.
Et l'araignée à verte robe Tend ses pièges cruels au sein des douces fleurs.
L'œuvre des siècles croule en néants éphémères. Nos rêves ne sont pas nos plus vaines chimères.
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160 HEURES NOIRES Eï NUITS BLANCHES
Le vrai, comme le faux, s'exhale en visions ; Et nous tenons, flottants de mensonge en mensonges, A la réalité mieux encor qu'à nos songes Par le nœud des illusions...
En vain la joie enivre et le désir consume :
Le plaisir le plus doux laisse une âpre amertume
Aux sens blasés pour qui jouir devient souffrir ;
Et puisque rien ne dure, à quoi sert de poursuivre
Au prix de jours nombreux ce qu'un jour vient flétrir ?
A peine, vermisseau que l'existence enivre,
L'homme a dit: « c'est à moi de vivre, »
Une voix lui répond : « c'est à toi de mourir ! »
Funeste est le remords, funeste est l'innocence ; Dans les plus doux berceaux la plus douce naissance Nous meurtrit, nous irrite et nous arrache un pleur ; Naître mieux que mourir à souffrir nous convie ; Soit qu'il entre ou qu'il sorte, au seuil de cette vie, L'homme se heurte à la douleur.
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Ne vous offensez p De ce que mon re^ Et ma lèvre joyeui Selon que votre a
Si mon pied suit d Ne vous offensez p La vie y trouve un Et ma trace à jam
J'irai, je resterai 1:
Assis sur quelque Et, si vous paraiss
Je fuirai... car j Mais reviendrai, c Pour revoir leur i
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On est grand sans état, on est riche sans bien : Oa n*a qa*à ne rien craindre et ne désirer rien.
Hesnault.
Le silence en dit long : sourd qui ne l'interprète ;
Moins qu'un discours limpide à l'équivoque il prête,
Et suffit : — or le vôtre est éloquent, merci.
J'apprends à mes dépens qu'on perd gratis ainsi
Sur sa taille la tête à courber son échine ;
Que devant Dieu, — Dieu seul, — c'est assez qu'on s'incline ;
Et nul, n'ayant recours qu'à soi, d'espoir qu'en lui,
Ne doit, fût-ce en des riens, s'attendre à rien d'autrui.
ot espoir qu'un sot sans espoir penche, lis quand ma plainte avec mon vers s'épanche î vous les yeux, non sans émoi, n'étiez pas un étranger pour moi.
:rangère, à vous, la poésie îme ivresse à la même ambroisie, ipproché nos coupes? S'il est vrai vos pas en maint champ-clos entré e ma voix y fut la moins vibrante ?
vé la vôtre exquise et pénétrante îger de vœux ayant changé de but, IX honneurs, moi, tombant au rebut, 3S devoirs, aux vertus, tout aux armes ; PS, et vous en des loisirs sans charmes
Les venus au chemin parcouru.
3eut-être et — vous n'avez pas cru ? — its d'effroyable et lugubre tempête aque jour planait sur votre tête !S dangers où mon cœur vous suivait :
y perdit, mon cri vous retrouvait, naïf j'enviais votre trace
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Qui s'approchait de Hoche et s'éloignait d'Horace, Et troublé j'admirais, non sans angoisse, non Sans orgueil, attentif au bruit d votre nom...
Aujourd'hui si je suis ou non resté poète.
Si ma voix qu'on étouffe et votre voix muette
Au même appel jadis ont vibré... les jours morts
N'ont rien laissé vivant qu'avortement, remords...
Insensé qui s'attarde et s'acharne sans trêve
A vouloir ranimer un rêve, ombre d'un rêve.
Vous ne me devez rien pour avoir essayé
Que je vous aie un jour en passant coudoyé
Et je m'oublie à tort si j'ai de la mémoire.
Puis ce n'est pas qu'en vous qu'il faut cesser de croire :
Je m'annonce en poète... — un titre à contester? —
Soit : j'en puis être indigne et l'ai pu mériter.
Terre et cieux, l'âme humaine, et nos cœurs, et la vie
Tout change, et tout au monde à changer nous convie:
Des jours que j'ai vécus, des maux que j'ai soufferts.
Mes sentiments, mes goûts, mes instincts, mes pensers
Ont subi l'influence ou propice ou funeste,
Et de ce qui fut moi peu de chose en moi reste-
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Oui,toutchangeetnous change, et durer, c'est changer;
Je me sens en moi-même à moi-même étranger.
Une âme s'est greffée en mes flancs sur mon âme :
La vie encor s'y trouve, absente en est la flamme.
L'ironie et le doute et l'opprobre et l'ennui
M'ont fait autre, et leur souffle et leur ombre m'ont nui,
Mais si sur ces débris surnage un caractère...
— On sait qu'un vil contact, trop fréquent, nous altère ;
Que chacun prend à tous, laisse à chacun de lui.
Et vient à différer de soi mieux que d'autrui...
Mais, n'eût-il plus sur terre un nom dont on le nomme.
L'homme a-t-il tant perdu qui s'est fait, qui reste homme?
D'aucun secours nanti, d'aucun espoir leurré. Ne pouvant être grand j'ai tâché d'être vrai.
Bien que le vrai souvent soit l'erreur d'une vie
Rien mieux qu'un homme vrai manque à tout faux génie.
Et l'homme, en un roi-même, et même en un géant.
Est le néant encor moins empreint de néant.
Donc, Monsieur, je suis serf, bouvier, porcher, qu'importe ?
Ai-je un cœur droit et franc ? Une âme simple et forte
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Qui, toute à ses devoirs, n'en veut rien éluder?
Peut-être qu'il suffit d'un point à décider
S'il tient à ce point seul qu'on plane au démérite.
Mais ainsi que les chi ns que la détresse irrite
L'homme aboie aux haillons. Avec vous tous ont dit
Que si l'artiste en moi, piteux, reste inédit,
L'homme y doit être nul... — L'artiste? eh! suis-je en somme
Ce que voulut un jour être Dieu même : un homme ?
G' st comme homme que Dante ou Montaigne écrivait.
Pour compter parmi ceux que Platon proscrivait
Il faut être celui que, tenace et caustique,
Diogène, à tâtons, en plein soleil d'Attique,
Cherche et ne trouve pas en Alexandre... il faut
Avoir le peu qui fait qu'on vit, qu'on est, qu'on vaut,
Est tout, ne mène à rien si le prestige manque :
Car nul n'est un héros s'il n'est un saltimbanque...
Et pourtant, — lorsqu'il veut tailler des demi-dieux,—
Dans un Barra trop jeune, un Mathathias trop vieux
Et chez des déchus même il en trouve l'étoffe.
Le doigt qui, récusant bravache et philosophe,
A su d'un rang servile et des reins d'un voyou
Tirer Debergue et mit un César... Dieu sait où.
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fIRES ET NUITS BLANCHES
ilgaire et grossier me sustente.
3 exerce un métier qui le tente !
!st vil avec honneur rempli.
é sans en garder le pli, nie, et beaucoup, mon chef-d'œuvre trente ans rester manœuvre ; léchoir trente ans languir, luttant itre un mauvais sort constant, iitt en mainte circonstance mte ou stupide accointance ; 'un louche ou vénéneux contact ; en heure et cependant intact cœur, conscience et pensée...
[vint de ma supplique... osée, vous, que je m'en prends : je sais ive au flanc des délaissés, 'is, qui souille et déshonore, é sa sœur, qu'il la dévore ; *'
rimé, faible, obscur, inconnu,
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C'est pis qu'être coupable: on est plus mal venu.
Et puis, de m'être utile ayant eu la puissance,
« Vous m'avez dispensé de la reconnaissance »,
Lourd faix, joug dur aux bons, piège où le cœur se prend
« Vous ne pouviez me rendre un service plus grand »,
Dirais-je, si j'osais enfler ma voix au rôle
Du hobereau qui tint cette fière parole,
Avec lui m'acquittant, comme lui morfondu.
Par un merci superbe... aux rois eux-mêmes dû.
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