‹ Vernon: Vingt minutes d'arrêt; heures noires et nuits blanches. Poésies d'unChapitre 43 sur 45 · Lui qui parla si haut, trente ans, dans · texte numérisé non relu

Lui qui parla si haut, trente ans, dans

Le religieux expulsé de la Ghartre Marmontel fugitif et proscrit, en 179 Honorât : il habitait à Aubevoie avec nommé dom Dorothée, une maison j dans un vaste enclos nommé, on ne i Créquinière. Marmontel avait commei il avait vu ses premiers essais encour des Jeux-Floraux, à Toulouse, et le s cèdent » de ses Contes moraux^ publiés de Finance, l'avait amené jusqu'à la feuille, oracle des gens de science ^

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Tépoque. Ou voit par un passage des Confessions de J.-J. Rousseau la terreur qu'inspirait le personnage aux plus indépendants, aux plus puissants, et la susceptibilité, un peu obtuse, qui l'inspirait. Voltaire lui écrivait à propos de la chute de sa tragédie de Cléopâtre : « ce public, qui vous a sifflé, est un sot et un barbare. » Mais Robespierre, comme le public en question, ne s'inclinait pas volontiers devant qui que ce pût être et ce fut à Marmontel de se faire petit. Après la tourmente révolutionnaire Tauteur des Incas ne put se détacher du pays où il avait trouvé asile. Son rôle était joué ; d'autres étaient montés sur les tréteaux de la publicité ; il avait vieilli et était resté atterré. Paris avait perdu tout son prestige pour lui ; le site où il avait passé les jours néfastes de la Terreur le ravissait. Il se fixa au hameau d'Abloville et il y mourut le 31 décembre 1799, ayant survécu à son influence et à la plus grande partie de sa réputation, finissant ainsi sa vie avec le siècle dont il avait été un des cerveaux les plus actifs et Tune des voix les plus répandues et les plus accréditées.

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