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ressemblent davantage à un verre. La dureté, la ténacité augmentent d’ailleurs avec la teneur en sable ; par contre, la fusibilité diminue.

La cryoli the est un fluorure double d’aluminium et de sodium dont l’action sur la silice peut être représentée par la formule :

3NaFI, A12F13 = 3Si03 = 2SiFl3 + 3Na0Al203Si03

Sa propriété opacifiante semble être due à l’alumine qu’elle contient.

L’opalescence est souvent communiquée au verre par addition de phosphate de chaux.

Nous donnons ci-dessous deux compositions : l’une d’un émail opale, l’autre d’un verre dit ptàte de riz, qu’on emploie pour la fabrication d’abat-jour.

Émail opale

Sable 100

Minium 66

KOCO2 33

Os calcinés et pulvérisés . . J 8 MnO2 0,1

Pâte de riz

Sable 100

KOCO2 43

Phosphate de chaux 5

Azotate de potasse 4

Si à cette composition on ajoute quatre parties de fluorure de calcium on obtient un verre qui laisse tamiser la lumière en blanc.

On a quelquefois recours, pour obtenir une légère opacité d’un verre blanc, à une addition de ce même verre

faite tardivement. C’est ainsi qu’on fabrique, en Bohême et en Sibérie, un verre blanc laiteux dit verre d’albâtre.

La composition de ce produit ne diffère pas de celle du verre de Bohême. On l’obtient en ajoutant à du verre fondu et affiné une certaine quantité du même verre froid et en menus fragments. Aussitôt que la fusion en est terminée, on travaille le verre, qui est alors d’un blanc laiteux, tandis qu’il serait redevenu incolore et transparent par un séjour plus prolongé au four.

On a fréquemment recours au même expédient dans la fabrication du verre coloré. Si on ajoute de l’oxyde ou du sulfate de cuivre à un verre incolore et que la tempérarature soit maintenue pendant un temps suffisamment long, on obtient un verre transparent d’un vert bleuâtre. Si, au contraire, l’opération est conduite comme nous l’avons indiqué plus haut, de manière à obtenir un verre laiteux, ce verre sera coloré en bleu turquoise. Enfin, si ce dernier verre est refondu à une température élevée, on obtient un verre bleu transparent couleur d’aigue-marine.

Voici quelques compositions d’émaux non colorés :

Sable siliceux 100

Calcine à 15 0/0 d’étain . . . 200

Carbonate de potasse .... 80

La calcine est obtenue en oxydant, dans un courant d’air, un alliage composé de :

Plomb Etain .

Les trois compositions ci-dessous donnent également

un très bel émail :

§2. — email 379

Quartz pulvérisé

Minium

Nitrate de potasse

Soude d’Espagne

Arsenic

Cinabre naturel

Verre de Bohême

Verre blanc

Borax

Nitrate de potasse

Antimoine diaphorétique. .

Groisil de cristal

Minium

Borax cristallisé

Nitrate de potasse

Acide arsénieux

D’une manière générale, les émaux transparents ou opaques peuvent être appliqués sur toutes les matières susceptibles de supporter sans se brûler, sans fondre ou sans éclater, la chaleur nécessaire pour les faire entrer en fusion. Ces matières sont la terre (faïence, grès ou porcelaine), le verre, la lave et les métaux, principalement l’or, l’argent, le cuivre et le fer; mais il faut, sous peine d’accidents irréparables, que leur composition soit en rapport de dilatation avec la matière qui est appelée à les recevoir.

Une application industrielle importante est celle qui consiste à recouvrir, à protéger, à l’aide d’un émail, les objets en fer ou en fonte.

L’application de l’émail sur les différentes matières que nous venons d’énumérer a reçu le nom général d’émaillage ; mais on réserve exclusivement le nom d’émaillerie à l’art d’émailler les métaux, et, par métonymie, on

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donne le nom d’émail à tout objet en métal recouvert, en totalité ou en partie, d’émail; on dit : un émail byzantin, un émail de Limoges, un émail de Petitot, etc.

Sur les métaux, l’application de l’émail se fait de quatre façons différentes : dans la première, l’émail incrusté dans le métal n’est, pour ainsi dire, que l’accessoire de la décoration dont les contours ou le dessin sont formés par le métal lui-même ; dans la seconde, il couvre entièrement la partie du métal qui est décorée : dans ce cas, il est translucide, et la décoration gravée en relief sur le fond même du métal apparaît sous l’émail ; dans la troisième, c’est l’émail lui-même, couvrant le métal en totalité qui, par opposition de tons, ou seulement même de valeur de ton, forme la décoration peinte, et alors le métal sert simplement d’excipient, absolument comme la toile, le bois ou le papier dans la peinture à l’huile ou à l’aquarelle; dans la quatrième enfin, employée particulièrement dans la joaillerie et la bijouterie, l’émail appliqué sur certaines parties du métal n’est là que pour en rehausser l’éclat par sa couleur.

De ces quatre applications de l’émail, les trois premières correspondent à trois époques bien distinctes : les émaux incrustés ont été employés dans l’antiquité, et surtout au moyen âge, jusqu’au xive siècle; les émaux translucides ont été en usage au xive et pendant une partie du xve siècle; les émaux peints datent de la fin du xve siècle et sont restés en vogue jusqu’à la fin du xviii% mais en subissant une transformation.

112. — Émaux incrustés. — Les procédés employés dans l’incrustation des émaux sont de deux sortes: le plus ancien est celui qui consiste à remplir d’émail une cavité formée par le creusement ou champlevage

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