‹ Vers Athènes et Jérusalem: journal de voyage en Grèce et en SyrieChapitre 4 sur 17 · X AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

X AVANT-PROPOS

quelqu'un Va appelé un jour, terminait ses Sensations d^IUiHe. J'y renvoie mon lecteur, comme à la meilleure préface de tout récit de voyage. Ce profit individuel tourne au profit général et, de celui-ci, aucun peuple h*a plus besoin que le nâtre* Nous avons l'esprit aussi étroit que vif et la vue aussi courte que rapide. Nous sommes remuanls cl dociles, frondeurs et respectueux. Avec nos révolutions périodiques et la liberté complète de la presse, nous avons plus de maîtres, plus tracassiers et plus gênants, qu'aucun peuple d'Europe. La routine et les préjugés nous dévorent. Nous sommes casaniers; nous faisons consister le bonheur dans un bien-être mesquin et somnolent, émoustillé par les commérages, les petites vanités et les petites jalousies. Lorsque, par grand hasard, nous passons la frontière, nous emportons avec nous notre misérable esprit de blague vaniteuse. Il y a, dans l'esprit et les mœurs de la France, quelque chose d'infiniment doux, un charme supérieur à tout, qui, au retour, ressaisit et enchante celui qui a quitté la patrie. Mais que de défauts avec cela et qui seraient faciles à corriger avec des vues plus larges et plus fréquentes sur le dehors! Bien des fois, j'ai eu l'ût^casion de souhaiter, pour mes compatriotes,

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