AVANT-PROPOS. IX
nion est souveraine, Téclairer, dans la mesure de notre information et de notre autorité, nous tous qui écrivons et parlons.
Mes deux voyages ont été très courts; j^aurais voulu les faire plus longs et étudier plus profondément les sujets si divers que j'effleure. En quittant après quelques heures Tile historique, le champ de fouilles, la cité vivante, la terre ou la mer délicieuses à contempler, j'ai souvent redit en moi-même, avec Maurice Barrés : « Beauté que je n'ai pas épuisée et que je ne revcrrai plus.... » Mais on fait ce qu'on peut et je m'estime très heureux d'avoir pu prendre quelques semaines à mon labeur parisien et regarder moimême, après avoir tant regardé par les yeux d'autrui.
Je souhaite donner à ceux qui me liront le désir de faire comme moi. Tout voyage est un affranchissement. Il y a dans le seul fait de quitter son milieu et de voir par un bout l'infinie variété des hommes, une nécessité d'inventaire de comparaison. Sur le profit moral que procure le voyage, je voudrais pouvoir transcrire les réflexions justes et fines par lesquelles Paul Bourget, le plus voyageur des écrivains français contemporains, « un mandarin cosmopolite », coiïime