TOUT ORGUEIL FJME-T-IL DU SOIR
Affres du passé nécessaires Agrippant comm^ avec des serres Le sépulcre de désaveu,
Sous un marbre lourd qu'elle isole Ne s'allume pas d'autre feu Que la fulgurante console.
Surgi de la croupe et du bond D'une verrerie éphémère Sans fleurir la veillée amère Le col ignoré s'interrompt.
Je crois bien que deux bouches n'ont Bu, ni son amant ni ma mère, Jamais à la même Chimère, Moi, sylphe de ce froid plafond !
SURGI DE LA. CROUPE ET DU BOND 4o
Le pur vase d'aucun breuvage Que l'inexhaustible veuvage Agonise mais ne consent,
Naïf baiser des plus funèbres ! A rien expirer annonçant Une rose dans les ténèbres.
Une dentelle s'abolit
Dans le doute du Jeu suprême
À n'entr'ouvrir comme un blasphème
Qu'absence éternelle de lit.
Cet unanime blanc conflit D'une guirlande avec la même t Enfui contre la vitre blême Flotte plus qu'il n'ensevelit.
tJNE DENTELLE S'ABOLIT 47
Mais chez qui du rêve se dore Tristement dort une mandore Au creux néant musicien
Telle que vers quelque fenêtre Selon nul ventre que le sien, Filial on aurait pu naître.
tyour des Es$einte$)
Hyperbole! de ma mémoire Triomphalement ne sais-tu Te lever, aujourd'hui grimoire Dans un livre de fer vêtu :
Car j'installe, *par la science, L'hymne des cœurs spirituels En l'œuvre de ma patience»
Atlas, herbiers et rituels.
Nous promenions notre visage (Nous fûmes deux, je le maintiens) Sur maints charmes de paysage, sœur, y comparant les tiens.
L'ère d'autorité se trouble Lorsque, sans nul motif, on dit De ce midi que notre double Inconscience approfondit
Que, sol des cent iris, son site, Ils savent s'il a bien été, Ne porte pas de nom que cite L'or de la trompette d'Eté.
Oui, dans une île que l'air charge De vue et non de visions Toute fleur s'étalait plus large Sans que nous en devisions
Telles, immenses, que chacune Ordinairement se p^ra D'un lucide contour, lacune Qui des jardins la sépara.