Oue répond S. G. à cette seconde accusation
Yoi<zi toute sa défense.
L'archevêque de Québec s'évertue à établir que lorsqu'il a publié son mandement, il y avait devant le public certaines rumeurs, certaines accusations, qu'il importait d'arrêter, et que c'est dans ce but qu'il a eu recours au moyen énergique dont nous nous plaignons.
Pour mieux établir sa thèse, il cite quelques noms propres, ceux de Messieurs les abbés Roy, Faucher et Gingras, trois prêtres qui lui auraient fait certaines confidences au sujet de la franc-maçonnerie.
Mais, en vérité, qu'importe tout cela? L'archevêque de Québec citerait vingt noms, prouverait l'existence de cent rumeurs calomnieuses, écrirait sous sa signature qu'il est à présumer (sic) que le Dr Landry ne s'est pas fait scrupule de faire certaines confidences, rien de tout cela ne serait une réponse à l'accusation portée contre lui d'avoir, dans un mandement, affirmé et propagé mie erreur monstrueuse et condamnable en déclarant que « par le temps qui court » certains catholiques
eut porté à la légère dans leurs écrits l'accusation de francmaçonnerie contre les membres du clergé-
Mgr l'archevêque n'avait qu'à prouver la vérité de cette étrange lassertion. Il ne l'a pas fait. Il ne peut se justifier qu'en produisant ces écrits dont il parle : il ne pourra jamais le faire-
Son mandement conserve donc le caractère que nous lui avens trouvé; il est diffamatoire, et S- G. a eu parfaitement tort de se servir de son autorité pastorale pour porter contre le 'Dr Landry de publiques accusations qu'il lui est maintenant impossible de prouver.
11. Avant de passer à un autre sujet, qu'il nous soit permis de dénoncer au tribunal le procédé plus qu'étrange employé par S. G. pour se donner l'avantage de faire une réponse en apparence victorieuse.
S. G. y a recours en plus d'un endroit. Nous nous contenterons seulement de signaler ces fâcheux écarts au tribunal, lui laissant le soin de les apprécier, ainsi, à la page 3 de sa réponse, S- G. reproduit de la page 102 du mémoire, deux phrases de son mandement, qu'elle fait suivre d'une dénégation de notre part, prise à la page 28. Or, notre dénégation porte sur la première de ces deux phrases- Telle que reproduit^ elle est appliquée par S- G. à la deuxième phrase. Elle n'a plus rapport au même fait, mais ainsi disposée par les soins de S. G., elle permet à l'archevêque de Québec d'écrire huit pages de hors d'œuvre.
Il était pourtant bien facile à S. G. de s'en tenir à la sendt proposition niée par nous, à la page 28, et de s'épargner de courir à la page 102 pour lui substitua un autre ordre de faits. Les exigences d'une franche discussion ne peuvent pas justifier l'usage d'un tel procédé' Malheureusement, l'archevêque de Québec y a recours trop souvent-
12. Et puisque nous sommes à traiter celte question délicate, notre devoir est de signaler au tribunal un autre d'une extrême gravité dont la connaissance jettera sur tout
le plaidoyer de S- G. une lumière qui en fera saisir la valeur réelle.
Mgr l'archevêque, dans sa défense, pour justifier la publication de son mandement, affirme qu'il a eu recours à ce moyen pour arrêter certaines accusations calomnieuses alors devant le public. Pour prouver cette assertion, il cite les noms de trois prêtres, Messieurs les abbés Faucher, Gingras et Roy. Nous avons écrit à ces trois témoins de S. G. et nous leur avons posé à chacun la question suivante :
« Puis-je savoir à quelle date vous avez donné ce renseignement à Mgr? Est-ce avant ou après le 1er juin 1883? »
Il est en effet important de savoir si c'est avant ou après la publication du mandement du 1er juin 1883 que ces Messieurs ont donné à Mgr l'archevêque ces précieuses informations sur lesquelles S. G. prétend maintenant s'appuyer pour expliquer et justifier la publication du fameux mandement-