DE LA SOCIÉTÉ DOMESTIQUE
ment des effets civils du mariage, on s'adressera aux tribunaux civils; mais s'il s'agit de se prononcer sur la validité on la nullité du mariage, les catholiques ne peuvent s'adresser qu'aux tribunaux ecclésiastiques.
Examinons maintenant quelles sont les doctrines maçonniques sur ces questions imporlatileg.
La franc-maçonnerie n'a pas de doctrine religieuse, sa doctrine est de n'avoir pas de religion, c'est le rationalisme. Le mariage, d'après elle, n'est donc qu'une opération humaine, une affaire où les époux ont leurs coudées franches, et où l'Eglise n'a ri«n à voir. Si les époux ne sont pas contents l'un de l'autre, ils se sépareront et tout sera dit. Le mariage alors est une institution d'une instabilité déplorable, et l'éducation des enfants est abandonnée à tous les hasards.
La doctrine maçonnique repose sur le sable : quand les pluies des contrariétés et des épreuves inséparables du ménage tomberont sur les ppoux, quand les fleuves des mauvaises passions se déborderont, quand les tempêtes soulevées par les démons et leurs affidés dans le monde souffleront avec violence, les familles tomberont et la ruine en sera grande.
Sachez- le, mes frères, la franc-maçonnerie travaille sourdement à la destruction de la famille ; car la famille, comme tout ce qui est bon, comme tout ce qui est dans l'ordre, lui est nuisible.
Cette société, quand elle veut s'introduire dans une population, use d'abord d'une grande prudence, elle prétend ne pas s'occuper de religion et n'être qu'une société de bienfaisance. Elle donne ensuite des ordres secrets à ses affidés : Travaillez, leur dit-elle, à faire entrer des nôtres dans les clubs, dans les sociétés littéraires, et même dans les confréries religieuses. Dans l'Amérique du Sud, les francs-maçons étaient parvenus à prendre la direction delà plupart des confréries, et, dans une lettre, le pape reproche aux évêques de ce pays de n'avoir pas veillé suffisamment à la garde de leurs troupeaux.
Mes frères, gardez l'esprit de famille. Vos occupalious vous aj)pellent AU dehors pendant la journée^ mais quand vous avez des moments libres, quand vient avec le soir, la cessation des travaux, soyez heureux de rester auprès de votre femme, au milieu de vos enfants.
La fraoc-maçonnerie conseille tout le contraire : pour faire des prosélytes, dit-elle encore à ses affidés, commencez par éloigner les hommes de la vie de famille ; donnez-leur divers moyens d'amusemtut et conduieez-Ies peu à peu à la porte des mœurs ; bientôt ils abandon-
324 CEUVRES ORATOIllES DE M*' LAFLÈCU8
neronl la pratique de leurs devoirs religieux, et seront prêts à entrer dans nos loges. Peut-on être plus cynique ? peut-on être plus méchant? Oui, celte société se prépare les sujets les plus fidèles, en les introduisant dans les maisons de désordre.
A vous donc, mes frères, de vous tenir sur vos gardes, et de fuir la secte comme vous fuiriez Satan lui-même.
Tenez-vous dans vos familles, cherchez-y le bonheur ; la société domestique est sainte, elle est d'institution divine. Je dirai plus : la famille chrétienne est l'image de la Sainte-Trinité elle-même : le père représente notre Père des cieux, qui donne à tous les êtres ce qui leur est nécessaire et les conserve par un acte de sa puissance ; la mère de famille remplit des fonctions analogues à celles du Fils de Dieu ; enfin l'enfant qui vient du père et de la mère, figure le Saint Esprit qui procède du Père et du Fils.
La famille étant l'image de la Sainte-Trinité, il n'est pas surprenant que la Franc-Maçonnerie, qui est l'église de Satan, s'acharne contre elle et cherche à la détruire.
Altachez-vous donc fortement à la doctrine de l'Eglise, et de ces chers enfants que Dieu vous a donnés, formez des citoyens pour le royaume du ciel. Ainsi soip-il.