LETTRE PASTORALE DES ÉVÊQUES DE LA PROVINCE ECCLÉSIASTIQUE DE QUÉBEC
« 11 Octobre 1877.
»... La gravité des événements qui se sont succédé depuis les dernières élections générales et les difficultés nombreuses et diverses auxquelles ils ont donné lieu, Nous font un devoir de vous rappeler brièvement, Nos Très Chers Frères, les principes et les règles de conduite qui vous ont été donnés jusqu'à présent dans nos Conciles, nois circulaire» et nos Pastorales, et notamment dans celle du 22 septembre
» Le neuvième décret du quatrième Concile, en 1868, expose en ces termes vos obligations comme électeurs : « Que les » Pasteurs instruisent avec soin les Fidèles sur leurs devoirs » dans les élections; qu'ils leur inculquent fortement que » la même loi qui confère aux citoyens le droit de suffrage, » leur impose en même temps la grave obligation de donner » ce suffrage quand c'est nécessaire et cela toujours suivant » leur conscience, sous le regard de Dieu et pour le plus » grand bien de la religion et de la patrie ; qu'en conséquence, » les électeurs sont toujours obligés en conscience devant » Dieu, de donner leur suffrage au candidat qu'ils jugent » être véritablement honnête et capable de bien s'acquitter » de la charge si importante qui lui est confiée, savoir de
» veiller au bien de la religion et de l'Etat, et de travailler » fidèlement à le promouvoir et à le sauvegarder. »
» Les Pères du même Concile s'élèvent aussi avec force contre les désordres lamentables des élections et flétrissent énergiquement la corruption électorale. « Que les prêtres, » ministres du Seigneur, disent-ils, élèvent donc la voix contre » un si grand renversement de tous les principes de la religion » et de la morale, contre une prévarication aussi criminelle » et aussi funeste. »
» En 1873, Nous avons jugé qu'il était nécessaire de vous prémunir contre les dangers des doctrines Catholico-libé raies. Pour cela, Notre Cinquième Concile, employant les propres expressions du Souverain Pontife, vous a fait connaître les caractères et les suites funestes de cette grande erreur des temps modernes.
» Enfin, Notre Pastorale du 22 septembre 1875, a exposé plus au long les mêmes enseignements, et vous a mis de nouveau en garde contre le péril. Cette Pastorale déposée pal l'un do nous aux pieds du Souverain Pontife, Nous a valu les éloges et les encouragements de l'Immortel Pie IX.
» Malheureusement et contre notre intention, quelques uns ont cru voir dans ce document un abandon de la région des principes pour descendre sur le terrain des personnes et des partis politiques. Nous avons voulu vous exposer la vraie doctrine sur la constitution et les droits de l'Eglise, sur les droits et les devoirs du clergé dans la société, sur les obligations de la presse catholique et sur la sainteté du serment, tel a été notre unique but, telle est encore notre intention. En cela nous suivons l'exemple du Saint-Siège, qui, en condamnant les erreurs du Libéralisme Catholique, s'est abstenu de signaler les personnes pu les partis politiques. Il n'existe en effet aucun acte Pontifical condamnanl un parti politique quelconque ; tontes les condamnations émanées jusqu'à présent de celte source vénérable, se rapportent seulement aux
Catholico-libéraux et à leurs principes, et c'est dans ce sens que l'on doit entendre le Bref adressé en septembre 1876 à l'un de nous. A l'exemple du Souverain Pontife et suivant la sage prescription de Noire Quatrième Concile, nous laissons à la conscience de chacun de juger, sous le regard de Dieu, quels sont les hommes que ces condamnations peuvent atteindre, quel que soit d'ailleurs le parti politique auquel ils appartiennent.
» En portant ce jugement sur le prochain, efforcez -vous toujours, N. T. C. F., de pratiquer cette modération et cette justice avec lesquelles vous voulez vous-mêmes être jugés par les hommes et surtout par le jage Souverain des vivants et des morts. Tout en prenant aux questions politiques de votre pairie l'intérêt qu'elles méritent, tout en essayant d'apprécier à leur juste valeur les personnes, les actes et les choses, soyez toujours inquiets pour vous-mêmes, et pour que les affaires du temps qui passe avec la rapidité de l'éclair, ne vous fassent oublier l'unique chose nécessaire, c'est-à-dire, cette éternité qui ne passe point et qui est votre fin dernière.
» La prière qui nous fait approcher du trône de la miséricorde avec confiance et humilité, nous obtiendra infailliblement à tous cette crainte salutaire avec laquelle nous devons, à chaque instant de notre vie, travailler à notre salut. Ce commerce intime avec le Dieu de toute charité et de la paix véritable, donnera à vos âmes ce calme dont elle a besoin en tout temps; mais surtout dans les circonstances solennelles et si importantes, où vous êtes appelés à exercer le grand et noble droit de suffrage. Puisez donc souvent à cette source intarissable de grâce et de bénédictions même temporelles, et le Dieu de paix et de miséricorde sera avec vous dans le temps et dans l'éternité. Amen.
» Donné à Québec sous nos signatures, le sceau de l'Archidiocèse et le contre-seing du secrétaire de l'Archevêché, le onze octobre mil huit cent soixante dix-sept.
» f E.-A., Arch. de Québec, f L.-F., Ev. des Trois-Rivières. f Jean, Ev. de S. G. de Rimouski. f Edouard-Chs., Ev. de Montréal, f Antoine, Ev. de Sherbrooke, f J. -Thomas, Ev. d'Ottawa, f L.-Z., Ev. de St-Hyacinthe. »
Extrait de la Lettre Pastorale de Mgr Fabre, Ev. de Montréal, publiant le Bref Apostolique du 18 Septembre 1876.
« ... A la suite des élections de 1875 et des scandaleuses discussions qu'elles occasionnèrent, les Evêqu s de la Province de Québec adressèrent à tous les fidèles confiés à leurs soins, sous la date du 22 septembre de la même année, une Lettre Pastorale Collective, dans laquelle ils traitaient de la Constitution et des droits de l'Eglise et signalaient les dangers du libéralisme Catholique. Cette Lettre accueillie avec respect, fit cesser les clameurs et les discussions. Mais certains esprits gênés dans l'exécution de leurs projets, par l'enseignement qui y était donné, entreprirent bientôt d'en atténuer la portée et la valeur en insinuant qu'elle ne contenait pas la véritable doctrine et qu'elle pourrait même être condamnée à Rome. C'était un nouveau scandale, non moins grand que celui que les Evêques avaient voulu arrêter par leur Lettre Collective, puisqu'il avait pour conséquence, non seulement d'affaiblir l'autorité de vos premiers pasteurs, mais encore d'entretenir dans bien des âmes les doutes et les inquiétudes les plus graves. Pour porter remède à ce scandale, les Evêques de la Province crurent devoir recourir à l'autorité du Vicaire de Jésus-Christ. Ils députèrent auprès du Saint-Siège, Mgr Laflèche, évêque dos Trois Rivières, avec la mission spéciale d'exposer au Saint-Père l'état de l'Eglise dans celle Province, de lui soumettre l'enseignement donné par les Evêques au Clergé et aux fidèles et en particulier la Lettre Pastorale du 22 septembre 1875.
» Mgr Laflèche sut remplir ceib- Importante mission avec nji rèle et une fidélité au-dessus de tout éloge.
» C'est après avoir connu le but du voyage de noire vénérable Collègue, après avoir recueilli do ses lèvres les rense;gnemenls nécessaires, après avoir examiné la Lettre collective du 22 septembre 1875, quo Nôtre-Saint Père le Pape en réponse à une Adresse très remarquable, daigna lui remettre le Bref Apostolique que nous portons aujourd'hui à votre connaisnaissance. C'est un document d'une très haute importance sous les circonstances que nous venons de vous exposer.
» Le premier point qui ne manquera pas d'attirer votre attention, N. T. C. F., en attendant la lecture de ce document, .c'est l'éloge et l'approbation que le Saint-Père daigne accorder aux Evêques de cette Province au sujet de la doctrine qu'ils ont enseignée sur les droits de l'Eglise, et au sujet du zèle qu'ils ont déployé pour prémunir les fidèles contre les dangers du libéralisme calholique. « Arous ?ious sommes prinj> cipalement réjoui, dit le Saint-Père, du soin que vous prenez » d'inculquer aux peuples les saines doctrines et de lui expliquer x> ce qui regarde la nature, la constitution, l'autorité, les droits » de l'Eglise, dont on a coutume de pervertir très subtilement » la notion pour tromper les fidèles ; et nous avons dû louer » le zèle avec lequel vous vous êtes efforcés de prémunir le » peuple contre les astucieuses erreurs du libéralisme dit » catholique. »
» Nous laissons de côté tout ce qu'il y a de particulièrement élogieux et consolant dans ces paroles pour vos premiers Pasteurs, et nous ne voulons y voir pour le moment que le jugement du Vicaire infaillible de Jésus-Christ, approuvant leur doctrine et louant leur zèle. Remarquez, N. T. C. F., que ce jugement ne fut pas porté à l'occasion d'assertions vagues et sans fondement, mais sur un fidèle exposé des faits, appuyé de preuves authentiques, et en particulier, après un sérieux examen de la Lettre Pastorale collective des Evêques de cette Province, en date du 22 septembre 1875, qui est comme un résumé de leur enseignement et de la sage direction qu'ils ont donnée au clergé et aux fidèles. C'est
donc un événement d'une haute importance pour notre Province, que ce coup d'œil du Vicaire de Jésus-Christ sur les travaux et les luttes de vos Pasteurs pour la défense des droits sacrés de l'Eglise; que ces remarquables paroles qu'il a daigné leur adresser pour soutenir et fortifier leur courage; un événement qui doit remplir de joie et de reconnaissance le cœur de tous les fidèles. Les conséquences de ces paroles de Nôtre-Saint Père le Pape sont faciles à saisir. Tout ce que les Evêques ont enseigné dans leur Lettre collective, si remarquable par sa clarté et sa précision, touchant le pouvoir et les droits de l'Eglise, le libéralisme-catholique et le rôle du clergé dans la politique, les devoirs de la presse et la sainteté du serment, est la véritable doctrine de l'Eglise. Le zèle qu'ils ont mis à repousser les erreurs du libéralisme dit catholique, afin de les faire disparaître de notre religieuse Province, était selon l'ordre et conforme au devoir de la vigilance pastorale. Nous aimons à vous signaler spécialement ces conséquences pour qu'elles n'échappent à personne, parce qu'elles réduisent à néant tous les doutes, toutes les malheureuses insinuations que l'on a cherché à répandre parmi vous, dans le but d'affaiblir l'autorité de l'enseignement de vos Pasteurs; parce qu'elles sont de nature à rétablir le calme et la paix dans les esprits, et à démontrer une fois de plus que la confiance que vous reposez dans ceux que l'Eglise a préposés à la garde de vos intérêts spirituels, est bien méritée.
» Après cette approbation donnée à la doctrine enseignée par vos Evoques après cet éloge de leur zèle, Nôtre-Saint Père le Pape nous indique les marques et le caractère du libéralisme-catholique, qui cherche depuis plusieurs années à s'impl.m'er dans l'Egise comme les mauvaises herbes dans un champ. « Les astucieuses erreurs du libéralisme, dit-il, sont » d'autant plus dangereuses que, par une apparence extérieure t> de pieté, elles trompent beaucoup d'hommes honnêtes et les » entraînent à s'écarter de la saine doctrine. >
» Ces paroles et celles qui les suivent sont pleines de Lumière.
Elles nous révèlent la fohne la plus ordinaire de cette erreur, les points sur lesquels elle dirige le plus souvent ses attaques et ses effets ruineux dans les âmes. Partout, ceux qui sont imbus de ces dangereuses erreurs protestent de leurs foi, de leur soumission à l'Eglise, de leur dévouement à la défense de ses droits. Ils parlent au nom de la prudence, de la sagesse, de la charité, de la paix, au nom même des plus chers intérêts de l'Eglise, et sous ces dehors séduisants, se font les apôtres et les défendeurs d'une tolérance qui aurait pour résultat d'empêcher l'Eglise de Jésus-Christ d'affirmer la vérité en face de l'erreur. Lai lumière de la vérité les effraye, et même, lorsqu'elle descend des hauteurs sereines de la Chaire Apostolique, elle leur semble menaçante comme la foudre. Ce qu'ils aiment, c'est un langage mitigé qui n'offusque point l'erreur, c'est un demi-jour qui est comme l'alliance de la lumière et des ténèbres. Le droit de l'Eglise et de la vérité ne leur paraissent pas tellement sacrés qu'ils ne puissent être sacrifiés pour le bien de la paix, et les restrictions et les entraves que le pouvoir civil met souvent à sa liberté ne sont à leurs yeux qu'un tempérament nécessaire à la grande puissance dont Jésus-Christ l'a investie. Mais leurs idées, leurs principes sont-ils signalés comme dangereux et repoussés par ceux qui sont chargés de conduire l'Eglise*, ils montrent alors une ténacité dans leurs opinions, une obstination qui étonne et qui n'a d'égale que la subtilité qu'ils savent employer pour interpréter toujours en leur faveur les décisions qui les condamnent. C'est toujours ainsi, au moyen de démonstration de zèle pour les intérêts de l'Eglise, que les fauteurs du libéralisme-catholique trompent beaucoup d'hommes honnêtes, et qu'ils les amènent à partager leurs erreurs ; c'est sous les apparences extérieures de la religion, de la piété qu'ils sèment l'ivraie dans le champ du père de famille. Nous n'hésitons pas, N. T. C. F., à dire hautement que ceux qui propagent ces erreurs trahissent l'Eglise leur mère, qu'ils trahissent les intérêts catholiques, et nous ajouterons avec
l'Apôtre saint Jacques, que leur sagesse ne vient pas d'en haut, mais qu'elle est une sagesse terrestre, charnelle et diabolique : « Non est enim ista sapientia desursum descendens, sed terrena, animalis, diabolica. (Saint Jacq., III, 15).
» Pour se convaincre que le libéralisme catholique est une véritable trahison envers l'Eglise, il suffit de considérer les funestes effets qu'il produit. C'est un moyen sûr de l'apprécier, de le juger; car, nous dit Jésus-Christ, parlant de ceux qui viennent à nous sous de trompeuses apparences, c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez : « Ex fiuc'ïbus corum cognoscetis eos ». Or, quels sont les fruits, les effets des doctrines du libéralisme catholique? Nôtre-Saint Père le Pape les signale dans les termes suivants : « Elles affaiblissent la foi, rompent l'imité, divisent les forces catholiques et fournissent un aide très efficace aux ennemis de l 'Eglise, qui enseignent les mêmes erreurs, quoique avec plus de développement et d'impudence, et amènent insensiblement les esprits à partager leurs desseins pervers. »
» Ces paroles du Vicaire de Jésus-Christ sont si claires, si formelles, qu'elles n'ont besoin d'aucune explication. Les doctrines qui produisent ces funestes effets sont jugées. »
Et que fait Mgr Taschereau en présence de ces faits et paroles qui le condamnent?
Il en prend élégamment son partie par le mandement que voici, où, enfin, il se décide à parler encore du libéralisme catholique, et de la Lettre pastorale qui lui inspira tant de regrets et lui valait cette confusion I
Mandement de Mgr E.-A. Taschereau, Archevêque de Québec, promulguant la réponse du Souverain- Pontife à une adresse présentée par Mgr l'Evêque des Trois-Rivièrcs.
« Elzéar-Alexandre-Taschereau, » Par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint-Siège
Apostolique, Archevêque de Québec, Assistant au Trône Pontifical.
» Au Clergé Séculier et Régulier, aux Communautés Religieuses et (i tous les Fidèles de l' Archidiocèse de Québec. Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.
» Durant un récent voyage à Rome, Notre Vénérable Collègue, Mgr l'Evêque des Trois-Rivières, a présenté au Saint- Pèie une adresse dans laquelle il exposait les sentiments d'affection et de dévouement que le clergé et les fidèles de cette Province ont toujours eus envers le Saint-Siège; il a fait aussi connaître les mesures que les Evoques ont prises de concert, pour prémunir leurs diocésains contre les erreurs du libéralisme catholique. Vous allez bientôt entendre la lecture de cette adresse, ainsi que de la réponse qu'y a faite le Saint-Père. Comme ces deux documents sont assez clairs par eux-mêmes, je n'y ajouterai qu'un petit nombre de remarques.,
» Dans l'adresse vous trouverez, Nos Très Chers Frères, plusieurs extraits assez longs de la pastorale collective des Evêques de cette Province, en date du 22 septembre 1875. Ces extraits nous donnent la clef de la réponse du Saint-Père, qui, sans nommer cette pastorale, en résume et en approuve avec éloge, la doctrine sur le libéralisme catholique et sur la nature, la constitution, l'autorité et les droits de l'Eglise. Il loue aussi le zèle et l'accord avec lesquels les Evêques de cette Province se sont efforcés de vous prémunir contre les astucieuses doctrines de ce libéralisme catholique « d'autant » plus dangereuses que les autres, dit-il, que cachées sous » une apparence extérieure de piété, elles trompent beau- » coup d'âmes honnêtes. »
« Vous le reconnaîtrez facilement disent les Evêques, dans » leur pastorale collective, à la peinture qu'en a faite sou- » vent le Souverain Pontife; 1° Efforts pour asservir l'Eglise
» à l'Etat; 2° tentatives incessantes pour briser les liens qui » unissent les enfants de l'Eglise entre eux et avec le clergé; » 3° alliance monstrueuse de la vérité avec l'erreur, sous pré- » texte de concilier toutes choses et d'éviter des conflits; 4° » enfin, illusion et quelquefois hypocrisie, qui, sous des dehors » religieux et de belles protestations de soumission à l'Eglise, » cache un orgueil sans mesure. »
» En vous parlant ainsi, N. T. C. F., notre Saint-Père (et nos évêques n'ont en vue, que le salut de vos âmes. L'Eglise, comme une bonne mère, ne croit pouvoir vous mieux témoigner son affection, qu'en vous exposant les vérités que vou> avez à pratiquer et les erreurs contre lesquelles vous devez vous mettre en garde, non seulement dans votre vie privée, mais aussi dans votre vie sociale et politique.
» En ce qui regarde uniquement l'ordre temporel, l'Eglise respecte et même protège l'opinion et l'action de ses enfants, dans les limites cependant de la vérité, de la justice, et de la charité : car la véritable liberté n'est pas dans une licence effrénée. Mais, comme vous le savez, N. T. C. F., il y a des questions qui touchent aux intérêts spirituels de vos âmes; et l'Eglise n'y peut demeurer indifférente. Et certes, personne n'est plus intéressé que vous-mêmes à reconnaître et à défendre, au besoin, cette salutaire vigilance que l'Eglise doit exercer sur tout ce qui peut mettre en danger votre salut éternel.
En toute occasion, conduisez-vous avec tant de prudence, de modération, de vérité, de justice, et de charité, que votre conscience n'ait ensuite à vous reprocher....
» (Signé) f E. A., Arch. de Québec. »
Salut ensuite et bénédiction : c'est tout! Tant de sobriété, tant de réserve, en face d'un document de telle importance, que ses tergiversations avaient rendu
nécessaire à la paix de l'Eglise du Canada, ne pouvaient étonner les personnes renseignées. Le peuple n'en retint cependant crue ce crue la chaire apostolique te;; ait surtout à lui enseigner; et c'était l'essentiel dans l'aventui 3.