DU MANS
Cher Monsieur l'Abbé»
Comme on bénit volontiers si bonne semence venue de Dieu et réchauffée à la flamme d'un cœur vraiment sacerdotal !
C'esPaux âmes découragées que vous la destinez particulièrement. Vous avez raison. Elles sont bien nombreuses ces âmes, et bien tristes à ce tournant du hemps où l'on voit si peu loin devant soi.
Ecrivez donc, écrivez comme vous parlez, cher Monsieur l'abbé, vous ferez beaucoup de bien et vous consolerez ceux qui, comme moi, sont prives de vous entendre.
Le vieux directeur des consciences vous félicite sincèrement et V Evèque vous envoie ses plus cordiales bénédictions.
■f Marie-Prosper, Évégue du &lan$,
Lettre de Mgr PÉvêque de La Rochelle
Mon Cher Monsieur l'Abbé,
Votre ministère paroissial, déjà si fructueux, et la prédication ne suffisent plus à votre zèle. Vous voulez en écrivant, atteindre un plus grand nombre d'âmes. Cette noble ambition est digne de votre cœur de prêtre. Soyez heureux du bien que vous faites, et du succès que Dieu a donné à votre livre.
Vers l'Éternité. — C'est que pour vivre en chrétien, il faut vivre comme des voyageurs. C'est que nous devons considérer les biens terrestres, non comme un bien véritable, mais comme une aide pour le voyage : instrumentum peregrinationis, non irri tamentum cupiditatis. — Hélas! et combien de chrétiens oublient la véritable sagesse qui est : « en obéissant à Dieu, d'ordonner soi-même, et d'ordonner tout le reste selon Dieu. » Ils perdent de vue le but suprême et unique; ils se fixent dans ce qui passe, et ils déplacent leur fin. Vous la leur rappelez^ et vous les rétablissez dans le vrai en orientant leur marche Vers l'Éternité.
Votre livre ne discute pas. Cela n'est pas nécessaire. Vous prenez les âmes dans leurs situations diversesf
avec leurs épreuves, leurs défaillances, leurs regrets, leurs efforts, et vous les relevez, en les remettant sur la voie qui conduit à la vie.
Avec vos considérations ornées de simplicité et de distinction, pleines de piété vraie et de doctrine élevée, vous offrez à Vâme sincèrement généreuse un moyen de mieux connaître Dieu en V aimant davantage : Notilio Dei per unionem voluntatis.
Veuillez recevoir, Mon Cher Monsieur VA bbé, Cassu- ~ance de mon dévoué respect en JV, ,S. et N.-D.
f François, tëv de la Rnr.nET.i.a.
Lettre du R. P. TERRADE