NUIT D'ETOILES
La beauté du ciel pur resplendit dans la nuit. Si nous interrogeons, lorsque le soleil luit, Le lapis-lazuli de la voûte éthérée, Abîme de saphir où l’âm À travers les reflets d’a Nos yeux dilatés font des efforts impuissents Pour saisir l’Idéal qui toujours nous échappe. L'’immensité nous crie: ‘Elle est longue l’étape Qui te reste à franchir pour arriver au but. ’’ Puis la terre, à son tour, réclame son tribut. À nos regards charmés, dans la lumière vive.
Elle étale les fruits que Pomone cultive.
Variété sans borne, ensemble circonscrit, Où le sens esthétique, affolé, s’amoindrit.
e est égarée zur resplendissants,
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! Or, c'est surtout pendant la nuit claire et sereine Qu'on admire du Ciel la beanté souveraine.
Le Couchant a nimbé le dernier haut plateau:
La terre a revêtu son nocturne manteau.
Flore adovcit l'éclat de sa teinte vermeille. Tout se tait. On chuchote, on se parle à l'oreille. Le langage des cieux devient pus convaincant Dans l'ombre: le silence étant plus éloquent Que les vaines clameurs. Phébé montre «4 face Et les étoiles d’or scintillent äans l’espace Où Ja mythologie avait placé ses dieux.
Espace illimité, gouffre mystérieux
Où se dresse l’Olympe. où les cosxmogonies
Sondent les profondeurs à'’erbites infinies.
Le cœur, en écoutant ta muette leçon.
Ressent d'un doux émoi l’indicible frisson :
Devant toi le blasé devient enthousiaste,
Inconnu plus obseur, plus profond et plus vaste
‘jue tous les océans! Mer sans borne, en tes flots -/ Roules-tu les soupirs des heureux? Les sanglots
7 Dés malheureux font-ils mugir tes vagues sombres
“Après avoir franchi l’immensité des ombres?
Notre âme a ses jours clairs et ses jours orageux :
Portes-tu nos chagrins sur ton front nuageux ?
Fa
COELI ENARRANT, Le riche te fait Part de sa mélancolie Que l'or ne peut guérir, et la voix affaiblie Des malades, des chefs de famille indigents Te presse de pour oir à leurs besoins urgents, Chacun voudrait puiser en ton sein l’espérance . N La résignation, la foi, la récompense.
Tout ce qui souffre, espère, aime et vit comme nous Sous ton dais, devant toi tremble et tombe à genoux.
Devant l'Immensité
COELI ENARRANT, 25