LE RENOUVEAU
La neige a disparu; le printemps va renaitre : Le souffle du zéphyr agite les roseaux :
Au doux soleil d’avril j'entr'ouvre ma fenêtre” Et j’assiste au concert donné par les oiseaux. L; ces chantres ailés la musique enivrante, Prélude harmonieux de l’éclosion des fleurs, Semble un joyeux appel à la brise odorante :
Le ‘‘Sésane ouvre-toi’’ des riantes couleurs.
La nature était morte, et la sève engourdie
Ne monte pas encore au front du chêne altier : Mais le ruisseau revoit sa rive reverdie
Et de tendres bourgeons décorent l’églantier., Lent à peindre, mais vif dans ses métamorphoses, Notre printemps, à peine au sortir de l'hiver, Ëtale à nos regards ses lilas et ses roses,
Et parsème de fleurs son moëlleux tapis vert.
208 VERS L'IDÉAI
Brusque transition, mais réveil agréable
De la sève qui bout et reprend son essor !
Du rajeunissement la source intarissable
Se gonfle, et l’avpareil détend son grand ressort. C'est le sang qui bouillonne, affluant vers l'artère; C’est le perpétuel, l’incessant renouveau
C’est Dieu, maniicstant l’inscrutable mystère
Du grond poème issu de Son Divin Cerveau.
Ottawa, avril 1901.
suss oem isen en