‹ Vers l'idéal [microforme]Chapitre 8 sur 87 · LE TRAVAIL DE LA ER · texte numérisé non relu

LE TRAVAIL DE LA ER

L'irrésistible élan des vagues substitue Aux rivages anciens des rivages nouveaux.

L'océan indivis retranche ou diminue

De ses possessions la mobile étendue

Et façonne à son gré repères et niveaux.

Son sein mouvant n’admet ni sillon de charrue, Ni bornes, ni confins, ni murs, ni fondements : La houle, avec fureur, sur l'obstacle ge rue, Oblitère la trace un instant apparue

Et pousse les débris vers les maëlstroms géants.

La mer, dont les vapeurs alimentent la nue, Aplanit les sommets, désagrège les monts, Prélève sur le sol, qui sans cesse évolue

Vers elle, :on tribut de rocaille moulue,

De glace, de gravier, de sable, de limons.

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