‹ Vers l'idéalChapitre 18 sur 76 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Jules (seul).

Arriviste surtout. On n'est pas plus cynique. Il voterait demain la loi la plus inique S'il croyait avancer par là ses intérêts. H est prêt à plier l'échiné et les jarrets Devant tout ennemi juré de notre race.

Le sens moral est nul, l'appétit est vorace Chez ces modernisés à l'esprit positif, Pour trahir toujours prêts à trouver un motif.

Hector compte sur moi pour un bout de réclame. D'autres la lui feront. Demain, la mort dans l'âme, J'aurai dit au journal un éternel adieu. J'irai chercher ailleurs un honnête milieu Où l'on soit dispensé d'écrire des mensonges. J 'aime la sœur d 'Hector. J 'avais fait de beaux songes Je voyais l'avenir sous un jour attrayant. La réalité m 'offre un dilemme effrayant.

l'intransigeant. 77

De mes convictions faisant le sacrifice, Si je trompe les gens pour le frère d 'Alice, Je deviens par le fait indigne d'être aimé: Aux nobles sentiments mon cœur étant fermé. Alice pourra croire encore qu'elle m'aime. Erreur, car je serai tout autre que moi-même. Et si je veux rester digne de son amour, 11 me faut la quiter sans espoir de retour.

(Tl va pour sortir, Alice entre.)

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