A L'HON. RODOLPHE LEMIEUX
(Ministre des Postes et du Travail.)
Vous avez quarante ans le jour de la Toussaint ; Vous avez pour patrons toute la cour céleste ; Vous avez l'esprit vif, le corps robuste et sain, La puissance du verbe et le charme du geste.
On entend bourdonner, harmonieux essaim, Les doctes arguments sur votre lèvre preste. Votre voix, tour à tour, tonne comme l'airain, Se fait tendre ou superbe, entraînante ou modeste.
Du faîte des honneurs, où tôt vous ont porté Vos talents, vos travaux et votre probité, Recevez les souhaits d'un ci-devant confrère
Heureux de saluer un succès mérité.
Moïse, à quarante ans, commençait sa carrière,
Vous, vous avez déjà de la Poste hérité.
Ottawa, 1er novembre 1906.
A M. et Mme P.-R.-A. BÉLANGER d'Ottawa.
(A l'occasion de leurs noces d'argent.)
Vingt-cinq ans révolus d'un bonheur sans nuage Sont chose heureuse à voir au tournant du chemin ; Ces lustres écoulés font un heureux présage, Un signe avant-coureur d'un heureux lendemain.
Vous avez parcouru la moitié d'un bel âge, Marchant cœur contre cœur et la main dans la main. Le ciel garde toujours à l'abri de l'orage L'amour vrai, dont l'essor est quasi surhumain.
Vos amis se sont dit : ' ' Heureuse est la famille Où le père à son fils, où la mère à sa fille Donnent pareil exemple". Au seuil de l'avenir,
Vos enfants, futurs chefs de foyers domestiques, Diront, se souvenant de vos vertus antiques: [i L'absence ni le temps n'ont pu les désunir.