‹ Vers l'idéalChapitre 43 sur 76 · MON PREMIER AMOUR · texte numérisé non relu

MON PREMIER AMOUR

«-i e t'aimais à l'époque, aujourd'hui loin de nous, O ù nous allions tous deux suivre les mêmes classes. ~n ouvent, ton œil moqueur me vit, à deux genoux, & coûter la semonce en faisant des grimaces; ^ ourtant, j'aurais voulu te faire des aveux; ^ élas! on me peignait l'amour comme une honte; hh 1 aurait mieux valu me peigner les cheveux, ^ e ris pas: j'en avais alors plus que mon compte, S t j' en ai même encor, mais, mordienne, on les compte.

^ e diras-tu pourquoi, par des chemins divers,

i-h 1 a fallu marcher et faire œuvre féconde ?

tr1 es Muses m'attiraient; j'ai fait dix mille vers.

t"1 es as-tu lus? Nenni: tu repeuplais le monde,

M t tes treize héritiers à mine rubiconde

H e font une couronne aux rameaux toujours^verts,

Holyoke, 8 juillet 1897.

J Mme CAROLINE "P.

d elui qui n'avait pas l'honneur de vous connaître > bien pu, l'indiscret, s' oubliant aujourd'hui, W êver en admirant vos yeux, claire, fenêtre, O ù le reflet divin d'une belle âme a lui. t""1 e trésor d'amour pur que votre cœur recèle, w lluminant vos traits, jaillit, brille étincelle, 2i ul ne saurait vous voir sans vous apprécier, S t votre doux regard ferait fondre un glacier.

Chant de la Société Saint- Joseph du Canada.

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