‹ Vers l'idéalChapitre 42 sur 76 · CONCEPTION ABSTRAITE · texte numérisé non relu

CONCEPTION ABSTRAITE

0 temps, conception abstraite et positive, Réalité qui sombre au gouffre du néant, Rêve qui nous meurtri de ton aile furtive, A la fois fait brutal et songe décevant, Dans ton vol effréné que jamais rien ne lasse. Tu confonds le passé, le présent, l'avenir Et de tous les débris dont tu jonches l'espace, Il ne nous reste rien qu'un pâle souvenir.

Est-ce Dieu qui t'a fait? Non : le Maître des mondes Embrasse d'un regard toute l'éternité.

L'esprit humain, du sein des ténèbres profondes, T'a tiré pour régler sa comptabilité.

Pures conventions, ta vieille barbe blanche, Ta faulx, ton sablier. Tu n'es qu'un numéro, Une ombre qui s'afface, un torrent qui s'épanche, Un chiffre sans valeur, et ce chiffre est zéro.

Acrostiches.

Jl Mlle FLEURETTE LAROSE.

-çj aut-il écrire, ô Fleur de Mai f1 'acrostiche au hasard rimé W n l'alignant tout d'une traite ?

Cj n mot qui fleure le printemps W epousse les sons éclatante M t veut une rime discrète.

*"3 on nom, en travers, me paraît H3 rès gentil, mais qui donc pourrait & n neuf vers te conter fleurette ?

t"1 a fée Urgande en ton berceau

>■ jeté de fleurs un monceau

# enoncule, œillet, passe-rose,

O n sent que le rosier, en sa fraîche verdeur,

co 'épanouit, bourgeonne et répand son odeur.

& n évoquant ton nom, ô Fleurette Larose.

Ottawa. 12 décembre 1903.

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