‹ Vers l'idéalChapitre 6 sur 76 · LE TRAVAIL DE LA MER · texte numérisé non relu

LE TRAVAIL DE LA MER

Même en son câline plat, toujours elle remue Et nous sommes conquis par sa mobilité. L 'homme dort, l 'oiseau dort sur la branche feuillue Tout dort, hormis la mer, que nul n'a jamais vue Immobile en son lit puissamment cahoté.

Sa respiration, qu'accusent les marées, Gonfle ses pectoraux d'un souffle intermittent: D'abord, brusque ressauts, vagues démesurées, Ensevelissement des grèves triturées, Puis, des flots crépelés faible clapotement.

Féline, elle s'apaise et devient caressante; Elle lèche les bords par elle dévastés, Puis resserre bientôt son étreinte puissante, Broie, écrase, lacère, et sa voix menaçante Clame de son courroux les accès redoutés.

Voix de l'Océan.

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