BONNE ANNÉE
BONNE JiNNÊE.
Porté sur tes ailes du Temps, L'an inil-huit-cent-quatre vingt-seke Ya yenir, dans quelques instant», Nous turlupiner à son aise.
Il va dévider à son tour Le fil de notre destinée Nous devons, dès son premier jour, Lui souhaiter la bonne année.
C'est un visiteur très gentil Que cet hôte encore en bas âge ; Il est tout mignon, paraît-il, ,
Alerte et pas du tout sauvage.
Soucis, humeur sombre, air grognon, Fuyez, car en cette journée Chacun, au joyeux compagnon Yent souhaiter la bonne année.
Il sort des sphères où les dieux A notre destin collaborent, Où les siècles mystérieux Dans la fournaise s'élaborent; Il émerge de l'Inconnu Avec la dernière fournée; Qu'il soit chez nous le bienvenu Souhaitons-lui la bonne année.
En nous effleurant de son vol A la fois constant et rapide, Il va trouver sur notre sol Un état de choses stupide.
La guerre au masque grimaçant De poudre allume sa traînée; Afin qu'il l'éteigne en passant, Souhaitons-lui la bonne année.
Elément de caducité, Il va signaler sa largesse En donnant à l'humanité De frais suppléments de vieillesse.
L'hiver de l'âge et ses glaçons Le suivent. Bientôt l'hyménée Fera la nique aux vieux garçons.
Souhaitons-leur la bonne année.