LES CEIEHINEAUX DE LA VÉRITÉ
Tous appartenaient au groupe breton d liques progresBÎstes. Tous avaient donc gr.
la mélancolie de cette atmosphère mysi plane sur la lande et sur la grève ; et leur rieurs d'intellectuels gardait comme le so cain, tapissé de chapelles et de calvaires jui ses coins les plus sauvages, les parfum de croyance dont ils voyaient déjà reverdir la guissante au rayon de vie des âges nouvel
Quatre d'entre eux offraient une ph; partiiculi^inent originale :
G'étaknl M. Léon Dulien, censeur an ment qu'orthodoxe de ces pratiques supei et mercantiles qui étouffent l'arbre de la jeune philosophe Joseph Renold qui faist tement profession de pessimisme et se p panthéiste chrétien ; M. Elle Loëtmol, ex tingué qu'une étude très approfondie de ii de la tradition hébraïque avait amené pe chercher le salut du catholicisme dans le pur monothéisme des Prophètes avec sa r terrestre du royaume de Justice. C'était € vieux camarade de collège, l'abbé Octai yère, professeur d'histoire au grand sénr Quimper, cœur larçement ouvert aux ré l'avenir, esprit éclectique toujours en qu synthèse propre à réconcilier l'Eglise et l'Evangile et l'Esprit moderne.
Des tendances aussi diverses dans les co
ictfl supérieurs automne enco l'Elise gardai 3t e
[ fronts tes plu i)1e jeunesse.
i [ermait pas cependant la gravité de la crise où, le catholicisme semblait }nt aux conditions d'un caduques d'une organise récent sur n les fautes ns te temps présent », foi, dont huit éditions veur, Léon Dulien avait franchise et loyauté. Il éloquence, à l'adresse de célèbre du pliilosophe :
savent pas être justes ».
ir n'eût jamais songé à istique d'une déchéance faute des circonstances ot du .fouet vengeur de ser du Temple tous tes i te déshonoraient, Léon le réforme à débarrasser ance chrétienne de tout votions mercantiles. Et
fi LEB CHEMINEiLDX DE LA VÉRITÉ
vaincu ; mais il expliquait cet étrange état d' qui permettait aux amis de Léon Dulien de l'a 1er très pittoresquement : « un anarchiste piei C'était un commentaire nouveau du mot de Pas « Le cceur a di^s raisons que la raison ne connaît {
C'était aussi la preuve de l'ineffaçable empn que laisse d'ordinaire, dans les âmes bretonnei plus indépendantes, l'éducation reçue au pied calvaires rongés de vétusté et des arbres sacrés ombragent encore les sources miraculeuses. Su granit fouetté des flots où les vieilles croyances poussé des racines invincibles, les eaux trouble grises du doute passent souvent sans pouvoir ait la pureté du fond primitif. Elles ne s'arrêtent pa ces retraites mystérieuses de la conscience ; ell glissent comme sur le sable blanc de la dune.
Afin de conserver la foi, Léon Dulien gardait I bitude d'une prière humble et fervente. Le p anarchiste pouvait ainsi continuer à entendn religion avec simplicité et droiture. Il aimait sentir porté sur cette barque de Pierre, assaillie vent par de furieuses tempêtes mais qui devai conduire au port, guidée par son infaillible nau nier. Peu importent les difficultés du chemin, qu Dieu nous attend t
Aucune figure peut-être et aucun caractère contrastaient plus visiblement avec la mobile j
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qui met l'ordre dans ce tourbillon de mondes lancés en ouragan à travers ce vide incommensurable où notre plaaète est une goutte, un point. Cette paix retrouvée dans la contemplation de l'harmonie et de l'ordre de l'Univers n'est qu'un abri provisoire pour l'âme qui aime à vivre avant tout avec un idéal de bonté et de beauté morale.
L'esprit voit partout dos forces et des lois, mais dans les moments douloureux de la vie, ce ciel bleu parait vide au cœur qui cherche un Dieu à son image et ne les trouve plus dans le Dieu abstrait dont la philosophie a réduit le modèle à une pure entité métaphysique.Toujours et toujours un mur se dresse devant l'homme, un mur fuyant de nuages, qui ne se laisse même pas approcher pour vous y broyer la tête. Et le doute torturant ramène alors les questions angoissantes. Pourquoi la nature nous montret-elle partout des lois en désaccord avec l'idéal humain ? Pourquoi l'injustice ? Pourquoi l'universelle souffrance ? Comment concilier l'existence d'un monde dominé par l'implacable loi du plus fort avec l'existence d'un Dieu métaphysiquement assez parfait pour réunir toutes les perfections en sa seule personne ? Ce Dieu infiniment bon et infiniment juste n'aurait-il pas dans la splendeur de sa transcendance la figure d'un être véritable ? Ne serait-il
qu'une enfantine et grossière généralisation de notre
sprit ? Le dernier déguisement d'un fétichisme
re^bal ?
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Si gigantesque est ce point d'interne vue donne le vertige avec l'horreur des ei ques et blasphémateurs dans la négatioi tant la négation succède à l'interrogatii nière Idole tombe... entraînant dans si autres croyances les plus efficaces dans h une vie honnête et profitable à l'humani yances en l'ôme immortelle et au monde I qui reste de religiosité dans l'âme fond dai panthéisme comme du sucre dans l'eau..
Telle avait été l'évolution parcourue t années par la pensée de Joseph Renoli dire que chaque effort de cet esprit loyal avait marqué un pas plus avant dans la de la foi. De cap en cap, l'aventureux avait atteint le dernier point de la côte, i navigateur le plus hardi ne peut dépasser, ner son navire en arrière par une voie in
Il n'est point rare, même de nos jours, de rencontrer des gens qui pratiquent sans croire. Par ^ard pour une vieille mère plutôt que par un lâche respect de l'opinion publique, Joseph Renold, bien que devenu étranger à toute croyance dogmatique, avait continué à suivre les pratiques de la religion catholique.
libres penseurs, ne condamnez pas ce geste sans gloire de la foi sans âme. Gardez-vous même d'en sourire I Ce geste est douloureux. Vous ne savez pas quel drame poignant bataille et sanguinole entre une