ACTE DEUXIÈME 7è
JOUVENETTE
Pauvre petit!
BIBDS
J'ai connu ça jadis, et la chose est amère.
JOUVENETTE
Oh! nous lui servirons toutes les deux de mère, N'est-ce pas, maman?
Cerle. On fera de son mieux.
JOUVENETTE, à Bibus.
Ainsi qu'on m'a soignée, on le soignera, vieux,
Et nous vous le rendrons guéri, fort comme un chêne.
Mais quand, leur arrivée, à tous ?
BIBUS
Plus que prochaine.
Autant dire passée. Ils ne sont pas bien loin.
THÉRÈSE ET JOUVENETTE
Où donc?
BIBUS
THÉRÈSE ET JOUVENETtE
Comment!
BIBOS) leur montrant la grange Ouverte*
Ici ! Dans votre foin.
Ils dorment. Regardez !
(Jouvenetto et Tliérèse ont conru vers la grange.)
Chut!
(Elles s'arrêlenl à quelques pas de la poi'te.)
Près de la première Rangée à gauche, là, sous le rais de lumière. C'est lui.
THÉRÈSE, regardant.
Comme il est pâle, et chétif, et défait!
JOUVENETTE, reg.ii-dant aussi.
Oui ! Cependant, vois donc ! Peut-être est-ce l'eflel
De ce rais de lumière où son front s'illumine;
Mais, quoique pâle, il a, je trouve, grande mine,
Quelque chose de fier à la fois et de doux,
Un je ne sais quel air que l'on n'a point chez nous;
On dirait de l'or fin dont sa tête est coiffée;
Et le prince est ainsi dans les contes de fée!
(Klle reste comme en extase.)
(Rideau.)