‹ Vers la joie; conte bleu, en cinq actes, en versChapitre 48 sur 107 · ACTE DEUXIÈME 7è · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME 7è

JOUVENETTE

Pauvre petit!

BIBDS

J'ai connu ça jadis, et la chose est amère.

JOUVENETTE

Oh! nous lui servirons toutes les deux de mère, N'est-ce pas, maman?

Cerle. On fera de son mieux.

JOUVENETTE, à Bibus.

Ainsi qu'on m'a soignée, on le soignera, vieux,

Et nous vous le rendrons guéri, fort comme un chêne.

Mais quand, leur arrivée, à tous ?

BIBUS

Plus que prochaine.

Autant dire passée. Ils ne sont pas bien loin.

THÉRÈSE ET JOUVENETTE

Où donc?

BIBUS

THÉRÈSE ET JOUVENETtE

Comment!

BIBOS) leur montrant la grange Ouverte*

Ici ! Dans votre foin.

Ils dorment. Regardez !

(Jouvenetto et Tliérèse ont conru vers la grange.)

Chut!

(Elles s'arrêlenl à quelques pas de la poi'te.)

Près de la première Rangée à gauche, là, sous le rais de lumière. C'est lui.

THÉRÈSE, regardant.

Comme il est pâle, et chétif, et défait!

JOUVENETTE, reg.ii-dant aussi.

Oui ! Cependant, vois donc ! Peut-être est-ce l'eflel

De ce rais de lumière où son front s'illumine;

Mais, quoique pâle, il a, je trouve, grande mine,

Quelque chose de fier à la fois et de doux,

Un je ne sais quel air que l'on n'a point chez nous;

On dirait de l'or fin dont sa tête est coiffée;

Et le prince est ainsi dans les contes de fée!

(Klle reste comme en extase.)

(Rideau.)

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