‹ Vers la joie; conte bleu, en cinq actes, en versChapitre 47 sur 107 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Je l'ai soignée, et c'est elle qui l'a guérie.

{D"un ton bourru.)

Mais il ne s'agit plus de ça pour le moment. El notre affaire ?

THÉRÈSE

Ah ! oui, c'est vrai.

Le logement, Et la pitance, pour... trois, dont deux vieux, ça monte A combien?

Mais, Bibus, et le vôtre, de compte ?

BIBUS

Le mien! Quel?

THÉRÈSE

Quel? Celui dont il ne faut jamais Qu'on vous parle! Monsieur, quifait le fier! Ah! mais! Je serai fière aussi. Je vous tiens, mon bonhomme. El cette fois, mâtin, et vrai comme on me nomme Thérèse, vous allez passer par où je veux. Quand ils seraient des tas et des las, vos neveux, Avec leurs oncles, vieux ou jeunes, je m'en moque, Ils auront chez nous gîte, et soupe à pleine moque, El boire, et, par-dessus, toutes nos amitiés. Et gratis, et tant mieux si c'est des mois entiers, Et nous pourrons au bout dire à combien ça monte, C'est encor moi qui vous redevrai sur le compte, ;

BIBUS

Ah! des bêtises!

7iT :VEUS LA JOIE

JOUVENETTE

Vieux, vous voilà pris. Bien fait!

Vous doutiez de quel bois la inère se chauffait, Hein! Eh bien! c'est celui dont se chauffe la fille. Attrape! Vous verrez comme on sera gentille Pour le neveu, pour les grands-oncles et pour vous!

li 1 B u s Oh! les grands-onCles, pas la peine! Deux vieux fous!

THÉRÈSE, bas à Bibus, en souriant.

Oui, oui, je sais. Nanet m'a dit leurs turlutaines.

Et le gas?

BIBUS

Avec lui qu'on prenne des mitaines, Je veux bien. C'est un gas, dame, pas très rétu. Un maladin, qu'il faut soigner soigneras-tu. Une tête trop grosse, et le reste débile !

THÉRÈSE

Comme sa mère doit se faire de la bile! Ah I je la vois d'ici pleurer quand il partit !

JOUVENETTE

Sûr.

BIBUS

Il est orphelin.

THÉRÈSE

Hélas I

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