ACTE TROISIÈME
Sans avoir rien fait! Plus de ces langueurs funèbres Où j'errais comme une ombre en de blêmes ténèbres! Au dehors, au dedans, tout me sonne l'éveil. .Ma résurrection marche dans du soleil.
TRUGUELIN
Voilà qui va des mieux!
Peste! Pour une cure, <rest une cure.
TRUGUELIN
Enfin, à parler sans figure, On voit que monseigneur est amoureux.
LE PRINCE
Qui? .Moi!
AGÉNO«
Indubitablement.
TRUGUELIN, se frottant les mains.
Donc, nous aurons un roi.
LE PRINCE
Mais je ne comprends pas du tout...
TRUGDELIN
Bon! Je m'explique.
Votre .Altesse a lini d'être mélancolique. Vivre lui plaît. Régner ne lui déplaira point. Épouser non plus. Donc, Votre .Vitesse est à point.
AGÉNOR
Voilà!... Quant au tendron, grâce à qui tant de glace Se change enTeu, cela me regarde. Sa place Étant tout indiquée auprès de monseigneur, Je reprends mon emploi, grave, et j'aurai Ihonneur De lui dire qu'elle est la favorite en titre.
Monsieur le chambellan, vous êtes un bélître.
AGENOR, avec un liaut-Ie-corps.
Oh!
TRUGUELIN, au prince.
Mais tout, à merveille, ainsi se combinait. Époux d'Arabella...
LE PRINCE
Vous êtes un benêt.
Benêt, moi
TRUGUELIN
LE PRINCE
Vous. Et plus un seul mot, je vous prie. J'aime à croire que c'est une plaisanterie; Mais n'y revenez pas. Elle est de mauvais goût.
TRUGUELIN
Votre Altesse est cruelle, et me peine beaucoup.
AGÉNOR
Et moi donc! Recevoir « bélître » en plein visage! Ah!... Un vieux serviteur, gardien d'un vieil usage!