‹ Vers la joie; conte bleu, en cinq actes, en versChapitre 52 sur 107 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Sans avoir rien fait! Plus de ces langueurs funèbres Où j'errais comme une ombre en de blêmes ténèbres! Au dehors, au dedans, tout me sonne l'éveil. .Ma résurrection marche dans du soleil.

TRUGUELIN

Voilà qui va des mieux!

Peste! Pour une cure, <rest une cure.

TRUGUELIN

Enfin, à parler sans figure, On voit que monseigneur est amoureux.

LE PRINCE

Qui? .Moi!

AGÉNO«

Indubitablement.

TRUGUELIN, se frottant les mains.

Donc, nous aurons un roi.

LE PRINCE

Mais je ne comprends pas du tout...

TRUGDELIN

Bon! Je m'explique.

Votre .Altesse a lini d'être mélancolique. Vivre lui plaît. Régner ne lui déplaira point. Épouser non plus. Donc, Votre .Vitesse est à point.

AGÉNOR

Voilà!... Quant au tendron, grâce à qui tant de glace Se change enTeu, cela me regarde. Sa place Étant tout indiquée auprès de monseigneur, Je reprends mon emploi, grave, et j'aurai Ihonneur De lui dire qu'elle est la favorite en titre.

Monsieur le chambellan, vous êtes un bélître.

AGENOR, avec un liaut-Ie-corps.

Oh!

TRUGUELIN, au prince.

Mais tout, à merveille, ainsi se combinait. Époux d'Arabella...

LE PRINCE

Vous êtes un benêt.

Benêt, moi

TRUGUELIN

LE PRINCE

Vous. Et plus un seul mot, je vous prie. J'aime à croire que c'est une plaisanterie; Mais n'y revenez pas. Elle est de mauvais goût.

TRUGUELIN

Votre Altesse est cruelle, et me peine beaucoup.

AGÉNOR

Et moi donc! Recevoir « bélître » en plein visage! Ah!... Un vieux serviteur, gardien d'un vieil usage!

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