ACTE QUATRIÈME
Je n'en ai pas besoin, moi. Rien qu'un poing qui bouge, Celui-là, liens, le gauche, et tu vas cracher rouge.
(fl se met en posture de bataille.) LE PRINCE, très calme.
Nous verrons !
JOUVE NETTE, s'accrochant à lui.
Non !
NANET, s'accrochant à Bruin.
Bruin!
TRUGUELIN ET AGÉXOR, de loin.
Arrêtez !
THÉRÈSE, affolée.
C'est affreux.
Nanet, les gas, Bibus, tous, jetez-vous entre eux.
BRUIN, pris à bras-le-corps pai- les gas et Nanet.
Ça ne sera pas long. Comme un verre qu'on rince.
LE PRINCE, se dégageant de Jouvenette.
Je vous en prie!.,.
JOUVENETTE, repoussce par lui et se tordant les bras.
Oh! non.
àGBNOR, venant se camper entre Bruin dégagé des ga» et le prince
Malheureux! C'est le prince.
TOUS, immobilisés.. .
Le prince 1
TRUGUELIN, venant so mettre près d'Agénor.
Oui, notre prince! Et moi, sous ce manteau, Son ministre.
AGÉNOR, emphatiquement.
xAgénor, moi ! Tous incognito!
JOUVENETTE, se jetant dans les bras de sa mère.
Le prince, hélas 1
BRUIN
Bibus, voyons, est-ce qu'on rêve?
B I B u s Non, c'est la vérité, je l'atteste.
LE PRINCE
Je crève De rage.
(A Truguelin et à Agénor.)
Vous deviez vous taire, vous!
BIBUS
Les vieux Ont très bien fait. Que vous n'ayez pas froid aux yeux. Vous en avez donné suffisamment la preuve; Et s'ils n'avaient rien dit, moi, j'arrêtais l'épreuve.
BRUiN, grinçant des dents.
C'est dommage, quand même! Unprince! Et ne pouvoir!...
JOUVENETTE, à sa mère.
Un prince! C'est un prince! Ah! j'aurais dû le voir! Quel malheur de l'aimer, maman!
(Elle laisse tomber sa tête sur l'épaule de sa mère, enpleuranL^
Pourquoi?
Damel