ACTE QUATRIÈME
THÉRÈSE, la câlinant.
Pauvre !
LE PRINCE
Elle pleure!
THÉRÈSE
LE PRINCE
Mais non; tel j'étais tout à l'heure, Ma Jouvenelte, tel je reste, vous aimant, Et de toute mon âme, oh! toute!
AGÉNOR
Assurément. Cela s'est déjà vu, quand elle a du mérite, Qu'une fille des champs, belle, soit favorite.
LE PRINCE
Taisez-vous, misérable ! Osez-vous bien penser?
TRCGDELIN
Monseigneur ne va pas pourtant se fiancer?...
LE PRINCE
Si fait.
TOUS, stupéfails.
Comment !
JOUVENETTE, à sa mère.
Oh! non, mère, je deviens folle,
no .VERS LA JOIE
iN'est-ce pas? Il dit ça pour que je me console. C'est un conte!... Je n'ose y croire.
THÉRÈSE
Moi, j'y crois.
LE PRINCE
Et toi seule as raison, mère ; et moi, fils des rois, Je jure d'épouser ta fille, ici présente.
TOUSj joyeusement.
Ah!
BRU IN, après avoii- avancé Icntcinenl, avec une sombre décision.
Pourvu toutefois que son père y consente!
Si j'y consens! Plutôt deux fois de chaque main.
BRUIN
C'est qu'alors tu dis blanc aujourd'hui, non^ demain. Voilà tout.
NANET
Moi !
BRUIN
Toi, certe. A qui voulait l'entendre, Qu'est-ce que tu chantais toujours? « J'aurai pour gendre c Un homme, un gas d'aplomb, tâcheron sans quartier, « Et dur à la besogne, et sachant son métier. » Un tel que toi, que nous, un, enfin, qui travaille. Et tu vas prendre qui? Regarde. Un rien qui vaille, Une plante montéeen graine, un gringalet, Un bon^à quoi, tôut;frisque et tout prince qu'il est !