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LA CLEF DE BELFORT

dans le fort de Bellevue, mais on distingue nettement la première gare allemande, gare pourvue d'un quai de débarquement. Ce serait un poste merveilleux pour correspondre avec les Allemands par la télégraphie optique. Or Mathieu Dreyfus a dans son château des appareils mécaniques de télégraphie optique. »

Quoi de plus précis, et encore n'avons-nous pas fait allusion à une citerne énorme, mais plus mystérieuse, en communication souterraine avec le fort voisin. Avec quelle haute raison M. A.Monniot a-t-il pu écrire ces paroles lapidaires : M. Mathieu Dreyfus a la clef de Belfort, Alors simple, grave se tournant vers la rue Saint-Dominique il a dit: la parole est au Ministre de la guerre. Mais le plus inouï, le plus extraordinaire deTafTaire, c'est que M. Billot qui, pour rien au monde ne dirait un mot à son honorable collègue, M. Scheurer-Kestner, a répondu à cette mise en demeure.

UAgence Havas nous transmet, en effet, ce qui suit, comme note émanant du ministre de la guerre.

« Un journal du matin a, dans une série d'articles, incriminé l'autorité militaire qui aurait laissé M. Mathieu Dreyfus construire un château en pleine zone militaire. Ces assertions sont complètement erronées.

L'intervention de M. Billot était, en effet, d'une urgente nécessité, car chacun aurait cru que le génie militaire, dont la bienveillance est proverbiale avait laissé un particulier, et surtout M. Mathieu Dreyfus, construire une demeure « clef de Belfort. »

Le Signal (1" décembre 1897).

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