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LES PIÈCES SECRÈTES

toutes les défaites militaires, nous atteindrait. Ce serait une capitulation plus honteuse que celle de Metz, ce serait la capitulation de la justice.

Le Signal (2 décembre 1897).

Les pièces secrètes.

Pour quiconque a suivi de près la marche de cette affaire si complexe, il apparaît, avec évidence, que ce n'est pas le bordereau seul qui a déterminé la condamnation de Dreyfus, mais d'autres pièces. Si ces pièces ont une valeur, telle qu'elles entraînent la certitude, le procès est jugé et bien jugé, mais à condition que la défense les ait discutées contradictoirement.

Il y a ici une question de fait très nettement posée et à laquelle une réponse peut être donnée.

On imagine mal la difficulté de trouver un terrain solide où l'on puisse s'avancer avec quelque assurance. Le mensonge coule à flots à l'heure présente et il n'est pas d'affirmations qui ne soient tour à tour confirmées ou contredites. Aussi devons-nous attacher la plus sérieuse importance à toute déclaration authentique qui permet de fixer un point de doctrine.

Voici donc le fait : le Courrier du Soir avait nettement déclaré qu'il était vrai que des pièces, autres que le bordereau, avaient été produites au procès, mais que la défense les avait connues et discutées.

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