LES INJURES DE M. JUDET
M. de Cassagnac voulut en avoir le cœur net et demanda à M* Démange si le fait était vrai. Voici la réponse du célèbre avocat :
« Je n'ai jamais connu qu'une pièce invoquée par Taccusation contre Dreyfus.
« C'est celle qui a été soumise aux experts. »
C'est un vrai soulagement de conscience de se trouver en présence d'une affirmation qui ne laisse place à aucun doute. C'est donc le bordereau qui officiellement a décidé la condamnation, et si, comme cela paraît trop certain, des pièces ont été communiquées au conseil de guerre, en dehors de l'accusé et de son défenseur, une énormité judiciaire a été commise.
Signai (3 décembre 1897).
Les injures de M. Judet.
« S'il y a un ministre de la guerre et un gouvernement, il est nécessaire que cette témérité cosmopolite, dont Tinspiration vient de l'autre côté des frontières cesse, qu'on ne traîne pas un jour de plus dans une patience ridicule.
Silence aux hurleurs de scandales !
Silence aux marchands de boue !
Silence aux camelots de la trahison ! »
Si l'on veut se souvenir de l'influence du Petit Journailj si Ton veut ne pas oublier que M. Judet est un ancien élève de l'Ecole normale supérieure, on mesurera mieuxtoute la gravité des paroles dont il a accepté la responsabilité. Il n'est pas un seul des sentiments que M. Judet prête awx Vvotcvtîv^^