‹ Vers la justiceChapitre 72 sur 100 · FERME RÉPONSE · texte numérisé non relu

FERME RÉPONSE

M. le président du Consistoire de Saint-Etienne, en des paroles très dignes et très mesurées, s'adressant à M. le Président de la République, a fait allusion à ces attaques.

On ne saurait assez le louer de cette intervention si justifiée et il est nécessaire que les Basile sachent en quelle estime ils sont tenus, et qu'ils n'ignorent pas qu'ils ont en face d'eux des hommes décidés à une juste et légitime défense si leurs droits étaient méconnus et si leurs libertés étaient violées, mais ne répondant aux calomnies que par le mépris nécessaire.

La réponse du Président de la République, d'une parfaite correction, était celle que l'on devait attendre d'un vrai républicain : « Si quelques paroles, a-t-il dit, établissaient ou tendaient d'étaî)lir que des différences de croyance peuvent atténuer dans l'âme de bons Français, les sentiments patriotiques, ces paroles nous ne les entendrons pas ».

Et ceci est aussi bien dit que virilement pensé. Que ces gens continuent leur œuvre, qu'ils entassent injures sur injures, calomnies sur calomnies, ils sont avertis, et de haut, que leur langue est et restera incomprise. On ne l'entendra pas parce qu'on ne la parlera jamais. Et le dernier des patois de France sonnera plus aimablement à l'oreille et sera plus aisément entendu que toute la séquelle de leurs outrages, même avec le visa académique de M. Hervé.

Signai (1" juin 1898).

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