PARIAS
Parias.
Sous ce titre, en capitales de grande dimension, La Croix expose les doléances des catholiques. L'envoi, par les protestants réunis à Nantes (1), d'une dépêche au Président de la République, lui en fournit la dolente occasion. « Sans être jaloux, dit La Croix, nous demandons quelle grimace produirait la dépêche d'un congrès de ces catholiques qui ont tant de fois affirmé leur patriotisme... »
Comme le disait Mgr d'Hulst, il faut distinguer-
pour ne point confondre. Or, en cette circons
tance, la distinction s'impose, car rien n'empêche, .^ i,
en fait, un congrès catholique d'adresser à M. H.
Félix Faure un télégramme pour l'assurer de^^-i^ l'inébranlable attachement de ses membres à lai^ ^^ République, et il est permis de s'étonner que^ -«^e cette initiative si naturelle ait été prise, dans le^ X le cas actuel, par un « concile d'hérétiques », pouna: Misxv parler le langage de La Croix. Comme, jusqu'àis ^'-i a présent, aucun congrès clérical n'a encore^ '"^■^re songé à témoigner de ses sentiments, par voie^ i i^ télégraphique, à M. Félix Faure, il n'est point" -^^'•î^ aimable de le portraiturer grimaçant à la lec — ^=2?ture d'une dépèche catholique. Il ne pourrait' ifcJt
(1) Les représentants des Eglises protestantes célébraient dans cette ville, l'anniversaire trois fois séculaire de h promulgation de TEdit de Nantes.