SAINTE
Grand; mais comme tout notre désir est d'entrer le plus vite possible au Cénacle, nous prions le Père Mamert d'abréger. Nous sentons le besoin de mai on à Jésus eucharistiqueet nous e de foi solennel en la croyance si consolante de l'institution du Sacrement de nos autels. Pour nous, prêtres, les pouvoirs si extraordinaires de notre sacerdoce n'ont-ils pas le Cénacle, comme point de départ ? C'est bien ici que Notre- Seigneur dit àses apôtres: « Faîtes ceci en mémoire de moi.» (Luc, XXII, 19.) Bien quenous eussions trouvé les abords PEU Convenables, nous entrâmes avec beaucoup de respect dans
renseignements: ces détails ne feront qu'augmenter notre bonheur. Ce saint édifice dut être un des premiers relevé de ses ruines, lorsque la paix fut rendue à l'Église par Constantin. Au septième siècle, suivant le témoignage d'André de Crète et de saint Arculpho, il était en état de Conservation et il formait avec la maison dela sainte Vierge qui lui était contigue, une belle église. Les Souvenirs de la cène et de la descente du Saint Esprit sur les apôtres en étaient inséparables. Le moine Jean Phocas nous le montre restauré et environné de respect au treisième siècle. L'église actuélle, bâtie par les Franciscains en 1342, est bien con-
servée ; la voûte gothique retombe sur des piliers en maçonnerie surmontés de colonnes à chapiteaux qui caractérisent parfaitement le style du quatorzième siècle. En 1551, les musulmans s’en emparèrent et depuis cette époque les catholiques n’y ont plus aucun droit. (L'abbé LeCanu.)
La table de la cène est conservée dans le trésor de la basilique de Saint-Jean de Latran, à Rome ; elle est en bois de cèdre du Liban, sans aucun ornements ; elle paraît avoir un pouce d'épaisseur sur douze pieds de long et six de large. Les souverains pontifes l'ont fait couvrir, de lames d'argent et de métal précieux. (L'abbé Darras.)
Le Sacro Catino, coupe ou calice de la cène, était de verre de couleur d’émeraude, fondu et retravaillé au tour, avec le plus grand soin. Il est à deux anses et de forme élégante. Il fut transporté à Paris, lors des victoires françaises, et, en 1816, il reprit le chemin de Gènes. Quaresmius croit que ce vase a servi à la pâque juive mais il doute si c'est le même qui fut le calice de l’Eucharistie. (L'abbé Darras.)
Maintenant, le lieu le plus cher à la piété catholique n’est plus qu’une mosquée où les Turcs fanatiques vouslaissententrermaisàlaconditionexpresseque vous ne fassiez aucun exercice public de dévotion. Il n’est pas même permis de s’agenouiller et de baiser ces murs vénérés. Chacun récite alors en particulier
les prières pour 8agner les trois indulgences plenières attachées à la visite du Cénacle.
Si les catholiques pouvaient posséder encore une fois ce sanctuaire, vous verriez de toutes parts arriver l'or, l'argent et les pierres précieuses pour Orner ce modument où l'amour du Cœur de Jésus se manifesta le plus Cuvertement à l'humanité. A défaut, enrichissons les cénacles de nos paroisses : aimons à décorer nos autels, qui possèdent le vrai Corps de Jésus-Christ : voulons des .calices et
des ciboires de l'or le plus pur pour nos tabernacles,
<t n'épargnons rien pour la sainte Eucharistie.
Avant de retourner à Notre-Dame de France, il faut aller à Gethsémani et à la grotte de l'agonie. Hâtons-nous! Il est à tard et l’obscuritése fait vite dans ces montagnes ! Nous visiterons à la lueur des flambeaux ; c'est plus impressionnant.