AU BOIS DE BOULOGNE
Le 2 juin, 1909.
C'est au bois de Boulogne que nous avons voulu Passer notre journée : 1ous arrivons de bonne heure.
des boulevards d’alentour. Nous faisons silence pour écouter tout ce qui parle autour de nous, et pour peu que les nymphes qui enchantent ces lieux chuchotent plus bas, nous nous endôrmirions à leur douces mélodies; à l'ombre des grands pins, nous rêverions volontiers a ux plaisirs d’un joyeux retour au pays, ou d’une rencontre inattendue de quelqu'un que nous aimons.... Vite, fuyons,....ce n'est pas encore le temps de s’attendrir! Allons au jardin d’acclimatation et visitons son étrange population. Un gaillard, probablement un attaché du parc, caressait doucement un énorme lion. Il paraissait familier avec cette belle bête, il lui tapotait la tête et les oreilles pendant qu'elle se frottait doucement aux barreaux de sa cage. On entendit bientôt les rugissements des léopards, les grognements des ours et -es sifflements des mangoustes et des fouines. A côté des fauves, sur l'herbe même du jardin venaient se reposer des vautours et divers échassiers, devant les cerfs et les biches. Au fond, dans des cases étroites ec profondes, s’enroulaient sur eux-mêmes des serpents, des boas, des aspics; dans des bassins pleins d'eau jouaient des requins et des phoques. Enfin, nous trouvons ici tous les animaux, tous les oiseaux domestiques ou sauvages, ils sont élevés en vue de produire les meilleurs types en leur permettant de ne se multiplier qu'entre véritables beaux sujets de race.
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VERS LA TERRE-SAINT 395 ME me MS
Nous voudrions avoir quelques jours de plus à notre disposition: nous Pourrions faire des études avantageuses tout en nous amusant fort bien.
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