UN AMI DES ACADIENS
. Le 7 juin, 1909.
Notre dernier jour à Paris est marqué d'un agréable souvenir; il nous sera donné de l'emporter
ter
tout frais en Acadie, Nous faisons visite à M. l'abbé
Biron, du clergé de Saint. Honoré de Eylau, 5 rue Yvon V illarceau, Paris. Mgr Hébert aimait à revoir son ancien Professeur de rhétorique au collège Saint-Joseph, Vous ne Sauriez croire le bonheur
& que j'aime tant, et à laquelle je suis attaché.» Il] nous rappelle les vieilles Paroisses de Bouctouche, Grand-Digue, Co- Cagne, Shédiac et Sainte-Marie. «Le Père Ouellette vit-il encore? » Le Père Biron rappelle brièvement le
—Je n'irai jamais revoir ce beau pays de là-bas, Mais je suis avec beaucoup d'intérêt tout ce qui se
Avant de Quitter le bon abbé, il faut S’asseoir à sa table et faire honneur au Succulent plat de cerises de France qu'il nous offre.
Nous sommes chargés de Combpliments et de Saluts pour les Prêtres qui ont connu le Père Biron, et Pour tous ceux qui se rappellent de lui,
Notre séjour, quoique court à Paris, nous a été
mis :
profitable. Nous avons visité superficiellement ; c’est impossible, en huit jours, de s'arrêter aux détails. Nous avons tout de même vu beaucoup et nous Pouvons nous faire une bonne idée de la glorieuse capitale de la France.
Nous quittons à regret les bons Pères de la Fraternité sacerdotale du Boulevard Péreire où nous avons passé d’heureux jours. Après les fatigues des visites en ville et nos’ excursions au dehors, nous étions toujours contents de revenir chez le Père Prévost pour nous reposer.
L'hôtellerie du Rév. Père est ce qu'il y a de plus idéal pour le clergé en voyage. Nous sommes dans un milieu sacerdotal, y rencontrant des confrères édifiants, des frères affectueux et toujours prêts à rendre service. Nous avions le grand avantage de célébrer la sainte messe tous les jours dans leur gracieux petit oratoire, dédié à la Sainte Face.
Le Rév. Père Prévost est natif de Saint- Jérôme, près de Montréal ; c'est un excellent Canadien français dont le zèle n’a point de bornes. Toute sa vie semble concentrée dans cette belle devise «Jésus et le Prêtre». Voilà Pourquoi, il a fondé à Rome avec succursales à Paris des maisons où l’on adore Jésus et où on se dévoue pour le prêtre sous toutes les formes propres à leur saint état. Ecoutez ce que nous dit cet abbé avec un enthousiasme qui nous montre que son héroïsme est suscité par son amour
; c'est du prêtre. « Après Jésus au très saint Sacrement, tails. j'ose dire que Je prêtre est celui qui a le plus droit à | nous notre affection. Pour lui nous devons nous sacrifier, | rieuse nous dévouer avec beaucoup d'empressement et de générosité. I] est le ministre de Jésus ayant reçu | Pia de lui sa divine mission. Il possède la puissance de nous Jésus qu'il personnifie dans le monde et nous devons »s des le traiter comme un autre Jésus-Christ ; dès lors c'est ï nous un besoin et un devoir de lui rendre tousles services | Pré: qu'on rendrait à Notre-
Seigneur lui-même. » Des | À âmes d'élite, comme celle du Père Prévost, ont le :
a de respect et l'amitié de tous ceux qui les connaissent. nmes con- Re ë jours fe NE BOULOGNE SUR MER, FOLKSTONE j dans ‘ace.
ôme, Le 8 juin, 1909.
ai Nous avons laissé Paris pour Londres, en pas- 4 1 vie sant par Boulogne-sur-mer et Folkstone. Nous au- J a rions pu traverser par Calais ou Dieppe, mais je te- 14 x nais à passer par Boulogne, Parce que j'avais promis ; à un de mes Paroissiens de voir son pays. M. Ro- IS les bert Brown, domicilié à Cocagne depuis de longues HE que années, est écossais de nom et pur français d'origine LE ss Puisqu'il est né sur les bords de la Manche. |; ue Je suis resté peu de temps à Boulogne, tout ê ds