‹ Vers le cœur de l'AmériqueChapitre 3 sur 37 · PREMIERS TRAITS D UNION · texte numérisé non relu

PREMIERS TRAITS D UNION

pagande de TEvangile perpétuel, était comme un drapeau déployé.

Aujourd'hui que tant d'heureuses rencontres ont suivi ces premières connaissancesj'éprouve un grand bonheur à remonter à ces débuts. Un de mes regrets, en allant visiter les Etats-Unis, a été de ne pouvoir, faute de temps, pousser une pointe jusqu'à la Nouvelle-Orléans. Espérons que ce n'est que partie remise.

A partir du moment où «La Vie Simple»

parut à Nev^-York, chez M^ Clure, les points de contact se multiplièrent. Ce livre eut la bonne fortune d'intéresser les Américains, en répondant à leur compréhension de la vie et à plusieurs de leurs préoccupations présentes. 11 me valut de leur part de nombreux témoignages de sympathie. Nos relations se bornaient là^ et je ne songeais pas à les agrandir, en traversant rOcéan. Mais, pendant les vacances de 1902, le Président Roosevelt, par deux fois, d'abord dans un discours à Banghor, puis dans un autre

au Temple maçonnique de Philadelphie, à l'occasion du 150^8 anniversaire de la réception de George Washington, dans la société des maçons américains, voulut bien signaler « La Vie Simple 3) à ses concitoyens, comme un traité pratique de bonne vie.

Si donc j*ai vu l'Amérique, si j'ai pu y faire un voyage inoubliable, je le dois à son grand Président. Il s'en faut pourtant que ce voyage se soit décidé d'un seul coup, et ait été préparé sans obstacle ni peine. C'est là ce que je demande à exposer en toute brièveté.

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