‹ Vers le socialisme rationnelChapitre 3 sur 26 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Au cours de l'hiver 1922, je fus prié par la Société de Philosophie d'Amsterdam et par celle de La Haye de leur faire un cours sur ma philosophie de l'impérialisme. L'année précédente, mon ami René Gillouin, le distingué philosophe et publiciste social, était allé parlé, aux mêmes auditoires, de la philosophie bergsonienne. Il venait à ce moment de publier le livre qu'il a consacré à l'exposé de ma doctrine et à sa critique : Une nouvelle philosophie de l'histoire moderne et française : Bases historiques et critiques dune éducation nationale. — Intéressés par la lecture de ce livre si vivant, ses hôtes hollandais l'invitèrent à revenir leur parler de moi Tannée suivante. Avec trop de modestie sans nul doute, il jugea que je m'expliquerais mieux en personne et telle fut la première origine de ces pages. Mais je les ai ensuite largement remaniées pour les soumettre à mes confrères de l'Académie des Sciences morales. On peut dire devant des compatriotes à ce point éclairés ce qui conviendrait moins devant des auditeurs étrangers. Pour ce second et si honorable auditoire, j'ai développé mes idées davantage. Je voudrais que ces pages répondissent à un désir qui m'a été souvent exprimé : celui de trouver, sous une forme très succincte, une intro-

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