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PORTRAITS DE FEMMES

Si Vélasquez demeure roi, Personne n'a peint mieux que toi La chair de la femme, ce rêve Troublant entre les plus troublants, Ces seins si réels et si blancs Qu'un sang vivant enfle et soulève.

Tes jeunes femmes, tes enfants Respirent et sont triomphants Comme de belles fleurs écloses, Et l'on trouve qu'elle a raison Notre vieille comparaison Qui parle de lis et de roses.

Et ce sont des petits Anglais, (Auprès de qui sont presque laids Les petits Jésus vénérables).

Auxquels tu fais parfois des yeux De petits chats délicieux Près de leurs mères adorables.

Parmi les belles d'autrefois.

Près de nos belles je vous vois..

D'une distinction si rare, Belles charmantes de là-bas.

Hélas ! que je ne connais pas !

Qu'un combat d'amour se déclare

Dans mon pauvre cœur incertain

Si c'est le soir ou le matin

Que les voix chères le mieux chanLcnt,

Si c'est plus loin ou près de nous

Que les regards sont les plus doux,

Qui nous prennent et nous enchantent.

RONDE d'enfants. 45

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