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LES MARBRES DU PARTHENON

Et l'on remet sur le fronton.

Vers Salaminc et Marathon, Ces déesses illuminées, Ces marbres arrachés saignants.

Et sur la frise aux trous béants La gloire des Panathénées.

Et l'on voit le temple debout, Sublime, pas plus grand en tout Que la proportion parfaite, S'accordant avec le ciel bleu, Et sur les collines de feu Profilant en marbre son faîte.

Alors, dans la sérénité De ce vieil âge de beauté, Phidias immense se dresse, Sous son ciseau mélodieux Faisant naître et chanter les Dieux, Protecteurs longtemps de la Grèce.

Pallas, Thésée au vaste front Dont la face a subi l'affront Du chef-d'œuvre que l'on mutile, Et qui demeure encor là-bas Si grand et si tragique, hélas !

Dans ce muséum inutile.

Puis ce groupe au repos divin,

Les Parques, dont l'œil cherche en vain

Le noir symbole funéraire,

Qui, dans un pli de vêtement.

Révèlent souverainement

Le prodigieux statuaire.

A droite du fronton vermeil, Les ardents chevaux du soleil, (Le soleil les caresse encore), Ceux-là que menait dans le ciel Dans leur élan surnaturel Le Dieu chanteur qui fait raurore.

Marbres sacrés plus beaux que tout,

A peine mon cœur se résout

A sentir vivante votre âme,

Sous l'horreur d'un ciel toujours gris,

O rayons qu'un barbare a pris

Et dont il a meurtri la flamme !

WESTMINSTER. Sj

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