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LES ENFANTS AU LUXEMBOURG

A André Lemoyne.

C'est la gaîté de nos jardins

Que tous ces petits citadins

Qui viennent s'abattre en volées,

Sitôt le soleil attiédi,

Aux heures de l'après-midi,

Parmi le sable des allées.

Ceux qui tettent ne me sont pas Grand'chose, malgré les appas Qui séduisent les militaires ; Ils sont encor trop nouveau-nés, Et ne parlent qu'à des nénés Moins plastiques qu'utilitaires.

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