‹ Vers oubliésChapitre 10 sur 34 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

Paris hâte même l'été Et, dès juillet, les feuilles tombent.

La grâce ainsi que la beauté, Étant fragiles, y succombent.

Les plus délicates des fleurs, Inclinant leur tête pensive.

Perdent l'éclat de leurs couleurs A sa poussière corrosive.

Rien n'y dure pour trop sentir, Ni le rêve, ni la pensée.

A peine en route, il faut partir, Laissant la tâche commencée.

Avide dos labeurs humains.

Le monstre charmant les dévore :

11 faut passer à d'autres mains L'outil si cher qu'on tient encore.

Pourtant, il épargne les torts.

Et, comme dans une bataille Où l'on ne compte pas les morts, Le géant les hausse à sa taille.

CHANSONS D ETE

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