PARIS
Paris hâte même l'été Et, dès juillet, les feuilles tombent.
La grâce ainsi que la beauté, Étant fragiles, y succombent.
Les plus délicates des fleurs, Inclinant leur tête pensive.
Perdent l'éclat de leurs couleurs A sa poussière corrosive.
Rien n'y dure pour trop sentir, Ni le rêve, ni la pensée.
A peine en route, il faut partir, Laissant la tâche commencée.
Avide dos labeurs humains.
Le monstre charmant les dévore :
11 faut passer à d'autres mains L'outil si cher qu'on tient encore.
Pourtant, il épargne les torts.
Et, comme dans une bataille Où l'on ne compte pas les morts, Le géant les hausse à sa taille.
CHANSONS D ETE