‹ Vers oubliésChapitre 16 sur 34 · L'ÉTÉ · texte numérisé non relu

L'ÉTÉ

Joie et bonheur à tous ! Voici l'été superbe,

L'ombre dans les grands bois heureux, l'azur de l'eau,

Les chênes, la pâleur tremblante du bouleau.

Les blés forts et debout, bientôt murs pour la gerbe.

La terre pour chanter a gonflé le roseau.

Et les papillons bleus semblent des Heurs de l'herbe.

Et le poète au cœur naïf, au large cœur, S'éveillant de l'hiver ouvre à l'été vainqueur Son âme que la sève étemelle pénètre.

Il s'en va sous l'abri simple des bois connus. Buvant l'azur calmé dont la grâce l'ait naître La blanche illusion de corps divins et nus.

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